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Les chiens catégorisés à la SPA de Montpellier
Au sein de la SPA de Montpellier, les chiens classés dans la catégorie des « chiens dangereux » cherchent à échapper à cette stigmatisation. Cependant, de nombreux défis persistent.
Un refuge plein de vie
Dans les couloirs du refuge de la SPA de Montpellier, les aboiements des animaux se mêlent au son des portails en métal qui s’ouvrent et se ferment. Derrière les barrières, certains animaux attendent patiemment, tandis que d’autres s’approchent des visiteurs avec curiosité. Parmi ces compagnons à quatre pattes, on trouve des chiens catégorisés, souvent mal compris et injustement jugés, qui espèrent trouver une nouvelle famille malgré les limitations imposées par la législation.
Une législation controversée
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En 1999, la France a mis en place une loi pour réguler la détention des « chiens dangereux », suite à une série d’incidents médiatisés. Cette loi n° 99-5 répartit ces animaux en deux catégories : les « chiens d’attaque », qui regroupent des races ayant des caractéristiques morphologiques semblables à celles des pitbulls, et les « chiens de garde et de défense », tels que les rottweilers. Dans le refuge, ces classifications influencent souvent le parcours de vie des animaux. Katia, une bénévole, témoigne des défis auxquels ces animaux font face : « Ces chiens portent une étiquette qui ne les décrit pas fidèlement. »
Une évaluation basée sur l’apparence
La législation se fonde sur des critères physiques rigoureux : une corpulence robuste, un cou épais et une ossature solide, des critères qui peuvent suffire à classer un chien comme potentiellement dangereux. Liliane Varandas, éducatrice et comportementaliste canine dans la région de Lunel-Montpellier, souligne que réduire un animal à son apparence est injuste : « Ce n’est pas la race qui détermine le comportement d’un chien, mais son environnement et son éducation. » Un rapport publié en 2021 par l’ANSES confirme que le risque de morsure est davantage lié à l’éducation et aux conditions de vie qu’à la race elle-même.
Des formations pour les propriétaires
La législation impose aux propriétaires de chiens catégorisés de suivre une formation, souvent dispensée par des professionnels comme Liliane. Ces sessions, d’une durée de 7 heures, abordent des thèmes tels que la réglementation, la prévention des morsures et les principes d’une éducation positive. Pour Liliane, l’objectif est de prouver que ces chiens ne sont pas des menaces, mais peuvent devenir des compagnons fiables et équilibrés : « Nous fournissons des outils pour établir une relation harmonieuse et sécurisante avec son chien. » Ces formations visent aussi à sensibiliser le public pour changer les idées reçues. Les propriétaires de chiens catégorisés doivent respecter des obligations légales strictes, telles que l’obtention d’un certificat d’aptitude, l’utilisation d’une muselière en public et des responsabilités renforcées. Cependant, ces contraintes et la perception négative qui perdure freinent de nombreux visiteurs. « Cela dissuade beaucoup de gens, même ceux qui s’intéressent à l’adoption », explique Katia.
Un travail de sensibilisation au refuge
Au-delà des exigences légales, un véritable effort de sensibilisation est entrepris au sein du refuge. Les bénévoles se positionnent comme des « agents d’information » pour les visiteurs. Lors de leurs échanges avec des candidats à l’adoption, ils s’efforcent de déconstruire les stéréotypes associés à ces races. Malgré les défis, certains chiens catégorisés parviennent à trouver des foyers aimants. L’enthousiasme des bénévoles, leur engagement à attirer l’attention du public, ainsi que la passion de personnes comme Liliane Varandas, jouent un rôle clé dans l’ouverture des esprits. « Ce n’est pas une tâche facile, mais nous avançons petit à petit », confie-t-elle.
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