Montpellier : Les policiers municipaux exigent un équilibre optimal des forces de sécurité pour garantir la tranquillité publique

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Par LocMontpellier

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Manifestation des policiers municipaux à Montpellier

Le samedi 3 février, les policiers municipaux vont se réunir devant la préfecture de Montpellier pour manifester dans le cadre du préavis de grève national.

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Un rassemblement pour rétablir l’équilibre entre les forces de sécurité

« Ce qu’on veut, c’est rétablir l’équilibre entre les forces de sécurité ». C’est ainsi que Benoît Fort, membre de l’UNSA, union syndicale présente le samedi 3 février à 14h, devant la préfecture de Montpellier, à l’occasion d’une manifestation organisée par les policiers municipaux. Ces derniers se mobilisent dans le cadre du préavis de grève national. À Montpellier, l’engagement est là, avec de nombreux syndicats présents, à savoir la CGT, l’UNSA, la FSU, la CFTC, Solidaires, l’ANCTS, la SNPM, le SNSP et la FNPFM. En termes d’effectifs, environ 80 membres de la CGT sont attendus, une trentaine de l’UNSA. Alors que les rassemblements nationaux ont lieu devant les préfectures de région, celui-ci est volontairement organisé à Montpellier pour « perdre le moins de collègues possible », admet le délégué syndical de l’UNSA.

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Une demande de statut équivalent

Si les policiers municipaux organisent cette mobilisation, c’est en grande partie pour réclamer un statut équivalent à celui des nationaux et de la gendarmerie. « Il y a de grosses disparités malgré les risques que nous prenons sur la voie publique. Certaines missions de police-secours se rejoignent avec nos homologues », défend Benoît Fort. Ainsi, les policiers municipaux se sentent lésés financièrement parlant. « Dans la gendarmerie et la police nationale, les agents bénéficient d’indices de technicité qui gonflent leur salaire. En moyenne, ils gagnent 500 à 600 euros de plus que nous par mois », relève Romain Blanès, membre de la CGT.

« Il y a de grosses disparités malgré les risques que nous prenons sur la voie publique »

Benoît Fort Délégué syndical UNSA

Par ailleurs, les agents municipaux souhaiteraient que leur indemnité spéciale de fonction, destinée à compenser les responsabilités particulières assumées par les cadres d’emploi de la police municipale et équivalente à la prime de risque dans les autres corps de métiers de la sécurité, soit véritablement incluse dans le calcul de la retraite, et pas seulement un petit pourcentage. « À 64 ans, un policier municipal part à la retraite avec une pension entre 1 200 et 1 400 euros. Ce n’est pas normal », s’indigne Benoît Fort. Du côté de la retraite, Romain Blanès souligne une autre injustice. « Nos homologues de la police nationale et de la gendarmerie peuvent partir aux alentours de 57 ans en gagnant une année de retraite pour cinq ans travaillés. Pour nous, l’âge de départ est à 64 ans », ajoute le délégué syndical de la CGT.

Des prérogatives mal adaptées

« Ça fait 20 ans qu’on nous rajoute de nouvelles prérogatives pour lesquelles nous ne sommes pas formés », pointe du doigt Benoît Fort. Le délégué syndical de l’UNSA fait notamment référence à la volonté de créer un statut spécifique d’officier de police judiciaire afin d’élargir le champ d’action des policiers municipaux. Autre sujet d’inquiétude : la tenue prochaine des Jeux Olympiques, où plus de 30 000 policiers seront mobilisés chaque jour sur le terrain. « Déjà qu’on a des salaires et des conditions de misère, il va en plus falloir qu’on se mobilise en très grand nombre », redoute Romain Blarès, qui confie qu’une démobilisation des forces de police à l’occasion de cet évènement national pourrait être un moyen de faire réagir le gouvernement.

« Ça fait 20 ans qu’on nous rajoute de nouvelles prérogatives pour lesquelles nous ne sommes pas formés »

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Benoît FortDélégué syndical UNSA

Ainsi, les policiers municipaux semblent déterminés pour poursuivre leurs revendications, en continuant et en intensifiant certaines actions déjà mises en place. « Le mouvement de grève court depuis novembre, où on a déjà bien levé le pied sur les verbalisations. Tout ça, c’est la première phase, mais si on ne nous entend pas, il faudra passer à la vitesse supérieure », reconnaît Benoît Fort. Un constat partagé par son homologue de la CGT. « Les syndicats de police municipale réclament des avancées concrètes et c’est seulement en étant vus qu’on peut espérer faire changer les choses », prône Romain Blarès.

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