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La rentrée scolaire à Montpellier cette année réserve des surprises inattendues en matière d’ouvertures et de fermetures de classes. Ces changements dans la carte scolaire de l’Hérault suscitent des questionnements et des réactions diverses. Quelles conséquences pour les élèves, les enseignants et les parents ? Analysons ensemble ces modifications qui impactent le paysage éducatif local.
Changements majeurs et une baisse démographique
Catherine Côme, directrice académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), a récemment partagé avec les syndicats enseignants les adjustments concernant les ouvertures et fermetures de classes dans le premier degré à la rentrée. La situation est en partie due à une diminution du nombre d’élèves dans l’Hérault, soit un recul de 286 inscriptions, entraînant nécessairement des répercussions sur la carte scolaire.
Suite au premier conseil social d’administration (CSA 34) en janvier, il a été annoncé une suppression nette de 19 classes, combinant 49 ouvertures et 68 fermetures. Cependant, lors de la seconde réunion du CSA 34, ajournée par les élections législatives et tenue début juillet, des modifications inattendues sont survenues : 14 classes supplémentaires seront ouvertes et 16 fermées, marquant un total de 30 changements au lieu des 18 prévus initialement en 2023.
Incertitudes et mécontentement des syndicats
Cette réorganisation tardive a provoqué de l’irritation parmi les syndicats enseignants. Jessica Boyer, vice-présidente du Snalc Montpellier, s’est exprimée sur le sujet : « Ce sont beaucoup de mouvements pour une période d’ajustement, et que l’on apprend que maintenant, soit à une date trop tardive pour que les équipes préparent la rentrée sereinement ».
Les plateaux et objectifs pédagogiques
En termes d’ouverture, certaines décisions initiales ont été revisitées. Par exemple, la fermeture d’une classe à l’école Charles-Dickens de Montpellier, prévue en janvier, a été annulée grâce à l’impératif de limiter les classes de grande section à 24 élèves, une priorité de Catherine Côme. Cet effort a également permis aux écoles Jeanne-Moreau et Germaine-Richier de Montpellier de gagner chacune une classe supplémentaire.
Toutefois, les syndicats estiment ces mesures largement insuffisantes, surtout comparées à la moyenne européenne de 19 élèves par classe. La mise en application des dispositifs doublés ne suffit pas, selon eux, à alléger véritablement les effectifs.
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Effets des fermetures sur les effectifs
Les fermetures prévues mettent en évidence des scénarios préoccupants pour certaines classes. Par exemple, après fermeture, les effectifs attendus sont les suivants :
- 31,50 élèves par classe à l’école Pablo-Neruda de Montpellier
- 27,27 à Samuel-Paty
- 27,63 à Geneviève-Bon
- 25,5 à Georges Clémenceau à Mèze
Pour Jessica Boyer, « 24, c’est la ligne à ne pas franchir ». Les conséquences de ces fermetures demeurent une inquiétude palpable parmi le personnel enseignant et les familles.
Objectif de stabilité à la rentrée
Pour Catherine Côme, l’objectif est de démarrer l’année scolaire avec des structures éducatives les plus stables possibles, afin de minimiser les ajustements en cours d’année. Les décisions finales quant à cette nouvelle carte scolaire seront prises lors de la première semaine de septembre.
Le suivi de ces réformes sera crucial pour évaluer leur impact sur la qualité de l’enseignement et la gestion des classes dans l’Hérault.