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Le mois de janvier : un festival de défis mensuels
Le mois de janvier est devenu un grand festival des défis mensuels. Des plus connus aux plus originaux, des Montpelliérains en ont testé plusieurs. Parmi les résolutions de janvier, beaucoup choisissent de diminuer leur consommation d’alcool. En effet, depuis le 1er janvier, l’opération « Dry January », le mois sans alcool, a commencé. Que ce soit pour reposer son foie après les excès des fêtes, ou par volonté de changer de mode de vie dans la durée, plusieurs Montpelliérains ont choisi de faire une pause, de plus ou moins longue durée. « Vous savez ce que c’est : quand on est étudiant, c’est compliqué d’échapper au verre après les cours ou aux soirées du jeudi. Mes amis se moquent de moi, mais j’ai décidé d’arrêter de boire pendant quelques temps, pour des raisons financières mais aussi parce que je n’ai pas envie de pourrir ma santé à vingt ans », argumente Anna, étudiante en lettres.
Jérémy, la trentaine passée, est dans cette même optique, bien qu’il doute sérieusement de sa réussite. « Je suis un peu le buveur de la bande. J’ai retrouvé mes copains au bar le lendemain du Nouvel An et j’ai eu droit à toutes leurs blagues quand ils m’ont vu commander une eau pétillante avec une tranche de citron », plaisante ce Montpelliérain, qui admet s’être depuis « laissé aller à quelques verres », mais « espacés dans la semaine ».
Le Damp January : un peu, mais pas trop
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Passer un mois de janvier sans ingurgiter une goutte d’alcool : un défi surhumain pour certains habitués. Face à cet obstacle, une autre tendance moins rude a été créée en 2013 : le Damp January. Le jeu de mot est assez simple : en anglais, dry signifie sec, mais aussi sobre, tandis que damp peut se traduire par humide. Par extension, le Damp January désigne un mois de janvier légèrement alcoolisé. Une version moins stricte que le Dry January qui convient aux amoureux de la bouteille. « J’étais lancée sur le Dry January, et une amie m’a parlé de cet autre challenge. J’admets que je n’étais pas très motivée à l’idée de finir le mois à l’eau et au soda, moi qui apprécie une bonne bière le soir après le travail. Maintenant, je dis à tout le monde que j’arrête de boire en janvier, même si ce n’est pas tout à fait le cas », avoue sur le ton de la rigolade Cathy.
Des challenges toujours plus originaux
Si vous pensez que le Damp January atteint un niveau d’excentricité élevé, vous n’avez probablement jamais entendu parler des autres challenges qui rythment le mois de janvier. Connaissez-vous par exemple le veganuary ? Ce défi dans l’air du temps invite à privilégier une alimentation sans viande ni produits d’origine animale pendant tout le mois. Pas simple pour les viandards, mais quelques uns ont décidé de sauter le pas, mais seulement en janvier, et pas seuls. Camille a décidé pour l’occasion de suivre le même régime alimentaire que sa sœur Ophélie, végétalienne depuis une dizaine d’années. « Lorsqu’on était au repas de Noël, je suis tombée sur une vidéo TikTok qui présentait quelques challenges amusants à faire en janvier, et il y avait le veganuary dans la liste. Ma sœur m’a dit qu’on pouvait le tenter ensemble puisqu’elle a ce régime alimentaire depuis le lycée », se rappelle Camille, qui a d’abord cru à une plaisanterie.
Pourtant, Ophélie était sérieuse, et sa sœur cadette s’est laissée embarquer. D’abord pleine de préjugés, elle trouve aujourd’hui un certain plaisir à consommer de la sorte. « Je reconnais que je ne mangerai pas tous les jours comme ça, aimant beaucoup le fromage, mais j’ai découvert des recettes hyper appétissantes que je ne connaissais pas. Pour la suite, je vais me fixer un objectif de deux ou trois repas vegan par semaine histoire de faire un geste pour la planète », déclare l’air bien décidée Camille.
Le No Spend January : dépenser le minimum
Si l’alcool et l’alimentation figurent parmi les principales préoccupations des Montpelliérains, l’argent n’est jamais loin derrière. Autre challenge novateur en lice : le No Spend January. Résolution de plus en plus répandue, il consiste à dépenser le minimum pendant un mois. Plus qu’un défi, Pierre doit « absolument le réussir ». « Pendant les fêtes, que ce soit les repas, les cadeaux ou les sorties, j’ai dépensé pas mal d’argent, plus que les autres années. J’ai aussi eu l’anniversaire de ma mère en novembre, et de mes deux frères en octobre. Je suis de nature plutôt économe et je n’aime pas trop l’imprévu, alors je dois changer quelques mauvaises habitudes prises ces derniers temps », assume-t-il.
Le Januhairy : libérer des préjugés
Si tous ces défis améliorent notablement notre confort de vie, un autre, le Januhairy, se porte sur le bien-être mental des challengers. Pendant 31 jours, les participants font le choix de ne plus s’épiler. Laura n’a pas attendu le mois de janvier pour arrêter de combattre ses poils. « Dans la société actuelle, tout est prétexte à critiques. Si ce ne sont pas les poils, c’est autre chose ! Même si le regard des gens a évolué là-dessus, j’ai encore des remarques sur le fait que je ne m’épile pas », déplore l’étudiante, qui ne cache pas, à travers ce challenge devenu son quotidien, un engagement militant.
N’ayant jamais osé franchir le pas, d’autres utilisent le Januhairy comme prétexte pour se lancer. « Quand je me rase ou que j’utilise une crème épilatoire, j’ai des rougeurs, des boutons, des griffures, et ce n’est pas très confortable, surtout en hiver avec les vêtements longs. Je ne sais pas si je tiendrai jusqu’à l’été car les jugements me font un peu peur, mais il est vrai que je me sens plus libérée et moins contrainte par des routines dépassées en 2024 », conclut Sandrine.