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Le collectif « Robin.e.s des toits » manifeste à la mairie de Montpellier pour lutter contre le mal logement
Le collectif « Robin.e.s des toits » a organisé une manifestation à la mairie de Montpellier le mardi 2 avril. L’objectif de cette action était de lutter contre le mal logement, qui est aggravé par la fin de la trêve hivernale. Une quinzaine de militants du collectif ont participé à cette manifestation, revêtant des couvertures de survie et campant dans l’enceinte de la mairie. Ils ont exprimé leur solidarité envers les sans-abri en scandant des slogans tels que « On mérite tous une maison, mettons fin aux restrictions » et « si avoir un toit c’est un droit, expulser les sans-abris c’est votre choix ».
Une deuxième action coup de poing
Cette manifestation fait suite à une précédente action du collectif, qui a occupé une ancienne auberge de jeunesse au début du mois de mars. Cette occupation avait pour objectif de dénoncer le manque d’hébergements d’urgence et de demander la réquisition de l’auberge, laissée à l’abandon depuis des années. Le collectif a choisi d’attaquer pacifiquement la mairie pour faire entendre sa voix.
Cécile Casagrande, porte-parole du collectif, a déclaré que l’objectif de cette action était de « marquer le coup ». Elle a exprimé sa volonté de s’entretenir avec le maire ou des responsables municipaux pour discuter des problèmes liés au mal logement. Selon elle, malgré les discussions déjà menées autour de l’auberge de jeunesse, il y a toujours autant de personnes sans-abri à Montpellier. Elle a également souligné que la fin de la trêve hivernale est un cri d’alarme, car environ 1500 personnes se retrouvent sans-abri, même lorsque les températures sont moins froides.
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« On cible la mairie pour demander des choses concrètes »
Les membres du collectif « Robin.e.s des toits » sont déterminés à poursuivre leurs actions pour lutter contre le mal logement. Ils souhaitent obtenir des mesures concrètes telles que l’ouverture immédiate de lieux d’accueil, le respect du droit à l’hébergement inconditionnel par l’État et l’encadrement des loyers. Ils demandent également au maire de Montpellier, Michaël Delafosse, d’agir en ouvrant immédiatement des lieux de mise à l’abri et en soutenant les actions des grandes villes françaises qui attaquent l’État pour le mettre face à ses responsabilités. Les membres du collectif estiment que la sécurité ne se résume pas à la présence de forces de l’ordre, mais passe également par le fait d’avoir un toit sur la tête.
Une entrevue acceptée
Alors que les militants continuaient de manifester devant la mairie, François Villette, adjoint au cabinet du maire, est apparu pour proposer au collectif de distribuer des tracts à l’extérieur. Trois membres du collectif ont pu s’entretenir avec lui dans son cabinet. Selon Patrick, membre du collectif, la mairie a reconnu le problème du mal logement, mais le collectif reste mobilisé. Les membres des « Robin.e.s des toits » continueront à rendre visible leur combat pour la dignité humaine et à proposer des solutions. Ils appellent les habitants de Montpellier à se joindre à leurs prochaines actions et à rester informés via Instagram et par mail.