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Le procès en appel de l’attentat de Nice devant la cour d’assises spécialement composée de Paris
Depuis le 22 avril 2024, le procès en appel de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016 se déroule devant la cour d’assises spécialement composée de Paris. Deux accusés sont rejugés pour association de malfaiteurs terroristes, après avoir été condamnés à 18 ans de réclusion criminelle en décembre 2022. Les accusés ont fait appel car ils trouvent les peines trop lourdes.
Les plaidoiries des parties civiles
Après les auditions des victimes, des témoins, des experts et des accusés, les plaidoiries des parties civiles ont commencé le 3 juin 2024. Catherine Szwarc, avocate montpelliéraine, a ouvert les plaidoiries. Elle représente de nombreuses familles et victimes rescapées de l’attentat de Nice. Elle connaît bien ce dossier, l’ayant déjà évoqué lors du premier procès.
La barbarie de l’acte
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Catherine Szwarc a rappelé la barbarie de l’acte terroriste lors de sa plaidoirie. Elle a mentionné l’appel de El Adnani dans son discours du 26 mars 2014, incitant à l’action contre les « méchants et sales français ». L’attentat a été perpétré le 14 juillet, jour de la Fête nationale, sur la promenade des Anglais à Nice, avec un camion de 19 tonnes. Catherine Szwarc a énuméré les noms et les âges des victimes, suscitant une forte émotion dans la salle d’audience et dans la salle de retransmission du procès à Nice.
L’attentat les hante
Catherine Szwarc a également évoqué la difficulté pour les victimes de trouver leur place dans ce procès. Certaines familles suivent le procès avec une Web radio, d’autres sont présentes dans la salle de retransmission à Nice, et certaines sont venues à Paris pour s’exprimer devant la cour spéciale. L’attentat les habite et les hante au quotidien, et chacune réagit différemment face à cette tragédie.
Le syndrome de Lazare
Catherine Szwarc a parlé du syndrome de Lazare, qui décrit les difficultés spécifiques auxquelles sont confrontées les victimes qui ont survécu à la certitude de leur propre mort. Elle a souligné que ce procès en appel constitue une nouvelle épreuve pour les victimes, qui attendent que chaque larme, chaque blessure, chaque minute de souffrance trouve sa réponse dans l’arrêt rendu par la cour.
Pas un, mais deux actes terroristes
Catherine Szwarc a martelé que cet attentat n’était pas un acte isolé, mais deux actes terroristes. En plus de l’attentat du 14 juillet, il y avait aussi un projet d’attentat prévu pour le 15 août de la même année. Les accusés étaient impliqués dans la préparation de ce second attentat, mais il a été déjoué grâce à la découverte d’un SMS mentionnant les deux dates et la commande d’armes supplémentaires.
Non, il n’était pas fou
Catherine Szwarc a réfuté l’idée que le conducteur du camion était fou. Elle a souligné qu’il avait un emploi stable, des relations intimes et continuait à mener une vie normale avant de succomber aux sirènes terroristes. Elle a également rappelé que le réflexe immédiat d’accuser la folie face à l’horreur était simpliste, et que les terroristes ne sont pas fous, mais animés par une idéologie radicale.
Le procès se poursuit avec les plaidoiries des autres avocats, puis le réquisitoire de l’avocat général. Le verdict sera rendu le 14 juin.