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La décision de la cour administrative d’appel de Toulouse
La cour administrative d’appel de Toulouse a rejeté le sursis à statuer demandé par la commune de La Grande-Motte concernant l’installation de trois paillotes sur la plage du Grand Travers. Cette décision met fin à 25 ans de présence des paillotes sur cette plage. Les juges ont confirmé le jugement du tribunal administratif de Montpellier qui avait annulé les trois permis de construire délivrés par la commune. Ces permis permettaient l’exploitation estivale des restaurants de plage, qui étaient installés en mai et démontés à la fin de la saison.
Le sort des paillotes du Grand Travers
Les paillotes du Grand Travers, situées à La Grande-Motte, ne pourront pas être installées cet été 2024. La cour administrative d’appel de Toulouse a rejeté la demande de sursis à exécution de la commune de La Grande-Motte. Les trois paillotes concernées sont La Voile Bleue, la Paillote Bambou et Effet Mer. Cette décision fait suite au jugement du tribunal administratif de Montpellier qui avait annulé les trois permis de construire délivrés par la commune. Les paillotes étaient présentes sur la plage depuis 25 ans.
Les arguments des parties en présence
La commune de La Grande-Motte et l’une des sociétés exploitantes des paillotes avaient fait appel devant la cour administrative de Toulouse et avaient demandé un sursis à exécution. Cela aurait permis aux paillotes de s’installer cet été. Cependant, les juges ont estimé que la commune et la société n’avaient pas de fondement légal pour demander ce sursis à exécution. Les associations Grande-Motte Environnement et Riverains et amis du Grand Travers, qui étaient opposées à l’installation des paillotes, ont obtenu une somme de 1 000€ que la commune devra leur verser.
Le plan B de la mairie de La Grande-Motte
La mairie de La Grande-Motte avait prévu un plan B en cas de rejet du sursis à exécution. Ce plan consiste à installer les paillotes sur une zone de la Motte du Couchant, proche de la plage du Grand Travers. Le maire de La Grande-Motte, Stéphan Rossignol, a déclaré que la commune mettrait en œuvre rapidement ce plan. Il a également exprimé sa frustration envers ceux qu’il appelle les « chantres de l’écologie punitive » qui s’opposent aux paillotes. Il estime que ces personnes mettent en danger l’économie et la qualité de vie de la région.
Les prochaines étapes
Malgré la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse, le maire de La Grande-Motte ne compte pas en rester là. Il prévoit de mettre en place les mesures alternatives prévues en cas de rejet du sursis à exécution. Il espère également que les textes réglementaires seront modifiés pour permettre l’installation des paillotes. En attendant, les paillotes seront déplacées sur une autre zone de la plage de La Grande-Motte, ce qui permettra aux habitués de retrouver leurs restaurants de plage préférés.