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- De Harlem à Paris : Une Évolution Constantine
- Une Nouvelle Vague Artistique
- Un Travail Universel et Vivant
- Les Racines du Graffiti
- La Rue comme Scène
- Une Vision sur le Mouvement Graffiti
- Collaboration et Art Accessible
- Un Hommage à Abbé Pierre et les Sans-abris
- L’Art de la Rue : Un Milieu Fermé et une Réussite Personnelle
Montpellier résonne désormais de l’écho vibrant de l’artiste urbain légendaire JonOne. Une signature qui transcende l’ordinaire pour dévoiler une histoire captivante, une intrigue artistique secrète qui enflamme les rues de la ville. Plongeons ensemble dans les méandres de cette révélation artistique incontournable.
À Montpellier, le célèbre graffeur JonOne investit le musée d’art urbain et contemporain Parcelle473 pour une exposition unique intitulée « New Style, New Vibes ». Entre fresques éclatantes et récits captivants, JonOne, de son vrai nom John Perello, partage l’évolution de sa signature devenue iconique, née dans les rues de Harlem et aujourd’hui exposée dans les galeries les plus prestigieuses.
De Harlem à Paris : Une Évolution Constantine
Né à Harlem en 1963, JonOne a rapidement fait connaître sa signature en marquant illégalement les rames du métro new-yorkais. Ce geste qui pouvait sembler anarchiste était en réalité une quête passionnée pour marquer sa présence dans le monde. En 1987, il s’installe à Paris, où son style évolue au contact des galeries et se mélange avec les principes de l’action painting et de l’expressionnisme abstrait.
Une Nouvelle Vague Artistique
L’exposition « New Style, New Vibes », qui se tiendra du 5 juin au 13 octobre 2024, promet une immersion totale dans l’univers coloré et dynamique de JonOne. Questionné sur son « new style », JonOne explique qu’il s’agit d’une approche plus légère et stricte, influencée par ses voyages autour du monde, notamment en Chine et au Brésil.
Un Travail Universel et Vivant
JonOne décrit ses œuvres comme dynamiques, énergétiques, colorées, et ouvertes à un large public, de tous âges. Loin de se limiter au simple street-art, il aspire à une expression artistique universelle, accessible à tous. Selon lui, cette diversité enrichit son travail et permet une connexion profonde avec le public.
Les Racines du Graffiti
Le graffiti représente pour JonOne une école de vie, une éducation que les institutions traditionnelles ne peuvent offrir. « C’est un mélange de lyrisme et d’égoïsme », dit-il, « puisque c’est mon nom que je répète sans cesse, JonOne. » Cette signature, loin de n’être qu’un tag, raconte une histoire riche et complexe, un parcours d’un gamin de Harlem jusqu’aux plus grandes galeries du monde.
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La Rue comme Scène
Pour JonOne, les rues de New York étaient une galerie à ciel ouvert. « Ce n’était pas un acte de rébellion contre la société, » explique-t-il, « mais contre moi-même. La meilleure façon de se faire connaître était de marquer les rues. » Sa célébrité s’est construite au travers de ses œuvres, seul moyen à ses yeux d’inscrire son nom dans la mémoire collective.
Une Vision sur le Mouvement Graffiti
JonOne constate que le mouvement graffiti a pris de l’ampleur et s’est diversifié au fil des années. Si certains en profitent, il estime que l’essentiel est que le mouvement perdure. « Nous avons besoin des gens pour grandir, » reconnaît-il avec humilité.
Collaboration et Art Accessible
JonOne a également collaboré avec de nombreuses marques, affirmant que ces partenariats représentent pour lui une opportunité de toucher un public plus large. Il insiste sur le fait que ces collaborations doivent avoir une valeur artistique et humaine, par exemple son travail avec Leclerc pour la fondation Abbé-Pierre.
Un Hommage à Abbé Pierre et les Sans-abris
La sensibilité de JonOne pour les sans-abris se reflète dans son hommage à l’Abbé Pierre. « Mon seul futur, c’était prisonnier, drogué, sans-abri, » avoue-t-il. Contre toute attente, il a réussi à devenir un artiste reconnu, prouvant que même les rêves les plus improbables peuvent se réaliser.
L’Art de la Rue : Un Milieu Fermé et une Réussite Personnelle
En parlant du monde de l’art, JonOne critique la fermeture d’esprit de certaines élites qui questionnent la légitimité du street-art dans les musées. « Nous avons créé notre propre réseau, notre propre fondation, » déclare-t-il fièrement. C’est le triomphe du self-made et de la persévérance.
À Montpellier, JonOne partage non seulement ses œuvres, mais aussi son histoire, faisant de « New Style, New Vibes » une exposition à ne pas manquer pour tous les amateurs d’art urbain et contemporain.