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Des trous laissés béants depuis un an et demi à Montpellier
Un groupe de citoyens et des habitants du faubourg de Figuerolles, à Montpellier, expriment leur inquiétude face à la dangerosité de deux trous laissés ouverts depuis plus d’un an et demi.
Un danger permanent pour les piétons
Ces trous problématiques continuent de susciter des débats dans le quartier, particulièrement sur la place Roger Salengro. Des commerçants et des résidents locaux alertent sur la menace que représentent ces ouvertures sur la voie publique, surtout après l’abattage de deux platanes atteints par le chancre coloré.
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Des chutes fréquentes et des risques accrus
Après l’abattage de ces arbres, il y a environ deux ans, le sol a été laissé tel quel, sans aucune restauration. De nombreux passants se blessent en tombant ou en se foulant la cheville, pensant que les trous ont été comblés. En réalité, ces dépressions, qui mesurent entre 20 et 25 centimètres, constituent un véritable piège pour les piétons.
Des alertes restées sans réponse
« Cela fait presque deux ans que nous avons signalé ces trous dangereux aux autorités municipales et aux élus, mais aucune action n’a été entreprise. Chaque jour, nous assistons à des chutes, notamment de personnes âgées. Nous nous retrouvons à devoir aider ces victimes en les relevant et en leur apportant des soins. On nous avait promis un rebouchage temporaire, mais depuis, aucune nouvelle. Lors de nos demandes à la mairie, on nous explique qu’il n’y a plus de budget et que les travaux seront intégrés dans une réfection future de la rue », a déclaré Marouan Ajouri, leader d’un collectif de commerçants, le 8 novembre 2024.
Des solutions envisagées par les habitants
« Résidents depuis 35 ans, nous avons vu notre quartier se transformer, mais aujourd’hui, nous sommes déconcertés par l’inaction de la ville. Nous avons alerté tous les responsables, y compris le maire, mais rien n’a changé. Avec quelques voisins, nous envisageons de reboucher ces trous nous-mêmes avec du béton. Selon un devis, cela coûterait 300 €, une dépense que nous partagerions entre douze riverains concernés. Si aucune solution n’émerge rapidement, nous agirons », explique Alain, visiblement préoccupé par la situation de cette rue.
Une gestion des priorités contestée
Marouan Ajouri s’interroge également sur l’absence de réaction de la mairie, tout en reconnaissant les difficultés financières de la ville. « Je ne comprends pas comment la ville peut affirmer qu’il n’y a pas de budget pour reboucher un simple trou sur un trottoir alors qu’elle semble disposer de fonds pour envoyer des délégations en Chine. Comme beaucoup de commerçants, nous avons l’impression que la ville est proche de la faillite », ajoute-t-il.
Réponse de la municipalité
De son côté, la municipalité de Montpellier affirme avoir bien pris en compte les plaintes formulées par le collectif et les riverains. Cependant, l’agitation persiste à Figuerolles, où la situation reste préoccupante.