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Le rétablissement de la sélection en licence et en master à l’université Paul-Valéry
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a dénoncé le rétablissement de la sélection en licence et en master à l’université Paul-Valéry pour l’année 2024. Selon le SCUM, il s’agit d’un « vote de la honte » de la part du Conseil des Etudes (CEVU) de l’université. Cette décision a suscité l’inquiétude des étudiants, qui craignent de voir leur accès à l’université devenir plus difficile. Certains élèves de terminale, comme Eden, redoutent de ne pas pouvoir obtenir la licence de leur choix en raison de la sélection.
Le SCUM dénonce un « tri social »
Le SCUM critique également le fait que cette sélection entraîne un « tri social et élitiste », privant certains étudiants d’accès à des cours, à un diplôme, à une bourse, voire à un visa étudiant pour les étudiants étrangers. Pour protester contre cette décision jugée injuste, le SCUM prévoit un rassemblement le mardi 12 décembre devant la bibliothèque universitaire.
Un simple vote des capacités d’accueil
Cependant, il convient de nuancer les affirmations du SCUM. En effet, chaque année, le CEVU décide des capacités d’accueil en licence et en master. La présidente de l’université, Anne Fraïsse, précise que les capacités d’accueil pour la rentrée 2024 ont été votées par le CEVU et doivent être définitivement approuvées par le conseil d’administration. De plus, même si le CEVU et le conseil d’administration ne votent pas les capacités d’accueil, le rectorat intervient pour réguler cette situation. Anne Fraïsse assure qu’il y a suffisamment de places en première année de licence et que tous les étudiants ont une formation, même s’ils n’ont pas forcément leur premier choix.
En outre, la présidente de l’université souligne l’importance de voter rapidement les capacités d’accueil afin de permettre aux futurs étudiants de s’inscrire et de paramétrer les plateformes de sélection. Elle précise que ce vote fait partie de la loi et ne peut être abrogé par un établissement universitaire.