Montpellier – Chine : Franck Le Cars vise à revitaliser les échanges commerciaux

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Par LocMontpellier

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L’éducation et la jeunesse au cœur du jumelage Montpellier-Chengdu

Le jumelage entre Montpellier et Chengdu, initié en 1981 par Georges Frêche, a rapidement mis en avant l’éducation et la jeunesse. Un des éléments emblématiques de cette collaboration est l’échange entre les écoles primaires et élémentaires des deux villes, permettant aux élèves d’apprendre le français et le chinois. Actuellement, Montpellier est la seconde ville de France, après Paris, où l’enseignement du chinois est le plus répandu. À ce sujet, Franck Le Cars, qui représente le Rectorat et est directeur régional académique chargé des relations internationales en Occitanie, a un regard éclairé sur cette coopération. Cette dernière aspire à être revitalisée après les interruptions causées par la pandémie de COVID-19.

Pourquoi le Rectorat s’engage-t-il dans cette mission en Chine ?

En 2011-2012, le recteur Christian Philip a souhaité renforcer la collaboration avec la Chine, considérée comme un partenaire stratégique pour envisager le monde et la société de demain. Dans cette optique, Montpellier a renoué avec Chengdu, son partenaire historique, en jumelant six établissements scolaires. Le modèle proposé intègre un apprentissage intensif des langues dès l’école primaire, préparant ainsi les étudiants à des échanges universitaires futurs. L’objectif était de placer la jeunesse au centre de cette coopération franco-chinoise. La visite en Chine est donc cruciale pour relancer une dynamique qui avait été interrompue par la pandémie, et pour renouer le contact avec les partenaires éducatifs de Chengdu. De plus, le Rectorat a soutenu une école à Chengdu depuis ses débuts en envoyant des professeurs via le Plan Jules Verne. La synergie entre les autorités académiques, la Ville, la Métropole et la Région Occitanie est aujourd’hui favorable à une action collective.

Quelles impressions avez-vous eues lors de ce voyage ?

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Une des premières choses qui m’a frappé, c’est la curiosité. On m’a souvent dit que la Chine avait beaucoup évolué durant la période du COVID. Étant en visite pour la quinzième fois, dont une dizaine à Chengdu, j’ai pu constater certains changements notables : la presque disparition des paiements en espèces, avec la digitalisation omniprésente, l’essor des voitures électriques, et les avancées significatives en matière de pollution et de circulation. À Chengdu, la circulation aux heures de pointe semble presque enviable comparée à celle de nos métropoles françaises. Concernant l’éducation, j’ai été impressionné par la progression des élèves, notamment ceux de l’école de Montpellier à Chengdu, qui affichent désormais un excellent niveau en français, contrairement à quelques années auparavant.

Qu’est-ce qui rend cette école Montpellier-Chengdu unique dans le système éducatif chinois ?

À l’époque de sa création, il était complexe d’intégrer des influences étrangères dans le système éducatif chinois. L’initiative de créer une communauté scolaire franco-chinoise avec des établissements dans les deux pays a nécessité la vision de dirigeants comme l’ancien maire de Chengdu. Ce projet a même vu la collaboration d’un architecte commun, un symbole fort. Pour ajouter une touche symbolique, j’ai rapporté un pot de terre du chantier de l’école de Montpellier pour le déposer sur le site de l’école de Chengdu.

Comment Montpellier est-elle perçue par ses interlocuteurs ?

Il est fascinant de voir la place que Montpellier occupe dans l’esprit des Chinois. Chengdu, avec ses 20 millions d’habitants, est beaucoup plus grande et a de nombreux partenariats, mais Montpellier, grâce à son engagement et à sa fidélité, a su se faire remarquer. Lors de notre visite, le maire de Chengdu et les autorités locales nous ont accordé une attention particulière, ce qui démontre l’intérêt croissant pour notre ville. Montpellier est aujourd’hui reconnue pour sa jeunesse, son art de vivre et son ouverture internationale. Même si nos échelles sont différentes, nous partageons des défis communs. Les Chinois ont une vision à long terme, comme en témoignent leurs projets universitaires sur plusieurs décennies. Il est encourageant de constater qu’à Chengdu, une conscience écologique s’est développée, un progrès significatif par rapport à il y a dix ans, montrant leur engagement dans cette direction, avec Montpellier intégrant ce mouvement de changement.

Quelles seront les prochaines étapes pour la collaboration entre le Rectorat et Chengdu ?

Le premier objectif est de rétablir les échanges scolaires, qui avaient atteint environ une centaine d’élèves par an avant la pandémie, mais qui ne comptent aujourd’hui qu’une vingtaine de participants. Il est crucial de retrouver ces niveaux d’avant COVID. Les partenaires chinois recherchent de nouveaux collaborateurs français, car l’école de Montpellier à Chengdu est devenue un modèle. Des projets d’échanges dans l’enseignement professionnel sont également envisagés, soutenus par l’Institut Confucius. Par exemple, une quinzaine d’élèves du lycée Georges Frêche pourraient effectuer un stage en cuisine. On peut aussi rêver d’échanges où des étudiants de Montpellier se rendraient au centre des pandas de Chengdu, une expérience unique. Les perspectives d’évolution sont prometteuses, car les Chinois sont connus pour amplifier les initiatives avec les ressources à leur disposition. Leur niveau d’investissement est considérable, et lorsqu’ils identifient un intérêt, ils sont prêts à s’engager pleinement.

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Pour ce qui est de l’éducation, le Rectorat était représenté par Franck Le Cars, tandis que François Pierrot et Céline Delacourt-Gollain représentaient l’Université de Montpellier. Ils ont multiplié les rencontres avec diverses universités pour établir des coopérations. Bien que l’université Paul Valéry ait déjà des partenariats actifs avec la Chine, elle n’a pas pris part à ce déplacement, mais est intégrée aux échanges menés par la délégation montpelliéraine.

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