À Montpellier, une mobilisation a eu lieu pour soutenir Samira Ameur, une mère de trois enfants, expulsée de son logement social. Malgré une absence de condamnation judiciaire, elle se bat contre la décision d’ACM Habitat qui refuse de la reloger, évoquant des troubles à l’ordre public liés aux actes de son ex-conjoint. Aujourd’hui, Samira vit dans une précarité extrême et interpelle les autorités pour obtenir un logement d’urgence, affirmant son innocence et plaidant pour le droit de ses enfants à un foyer décent.
À Montpellier, Samira Ameur, une mère de trois enfants, a été expulsée de son logement social et se bat pour obtenir un hébergement digne et sécurisé. Malgré l’absence de condamnation judiciaire à son encontre, elle se retrouve sans toit à la suite de problèmes liés à la justice impliquant son ex-conjoint. Soutenue par des associations, elle fait appel aux autorités pour obtenir une solution urgente.
Lutte pour un logement d’urgence
Par une journée pluvieuse, sous une pluie battante, Samira Ameur s’est tenue fermement devant l’hôtel de ville de Montpellier. Entourée de militants associatifs, elle tient des pancartes où elle exprime son besoin pressant de trouver un abri pour elle et ses enfants, âgés de 3, 15 et 21 ans. Depuis le 6 octobre, elle explique vivre chaque jour sans un véritable lieu où s’établir.
Contexte judiciaire et expulsion
En 2022, l’ex-compagnon de Samira Ameur fut arrêté pour trafic de stupéfiants. Bien qu’elle affirme être séparée de lui depuis sa grossesse et n’avoir eu aucune implication dans ses activités illégales, le jugement du tribunal a ordonné son expulsion. En mai 2025, le tribunal judiciaire de Montpellier confirme l’ordre de quitter le logement, invoquant un trouble à l’ordre public. ACM Habitat, le gestionnaire du logement, s’est appuyé sur le jugement et des témoignages anonymes pour justifier cette décision.
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Impact sur la vie quotidienne
Depuis l’expulsion, l’assurance n’a couvert qu’un mois d’hébergement, laissant Samira et ses enfants souvent sans refuge stable. “Je dors parfois dans ma voiture,” confie-t-elle, évoquant la difficulté de placer temporairement ses enfants chez des proches. Cette situation précaire suscite son inquiétude pour l’avenir scolaire de son fils de 15 ans, actuellement inscrit au lycée hôtelier Georges-Frêche.
Soutiens et mobilisation
De nombreux soutiens d’associations se sont manifestés en faveur de Samira. Patricia Boissière, voisine de longue date, témoigne de l’intégrité de la famille, soulignant que des conflits de voisinage ont été exagérés. En complément, des figures politiques locales, telles que le député écologiste Jean-Louis Roumégas, se sont rapprochées pour écouter et défendre sa cause. Une mobilisation accrue est prévue après les fêtes, sous l’impulsion notamment d’associations de défense des harkis.
Appel à l’aide
Face à cette situation désespérante, Samira Ameur continue de multiplier les démarches auprès des autorités et services sociaux, espérant que ses démarches porteront enfin leurs fruits. Elle insiste sur son innocence dans les affaires de trafic et répète : “Je suis juste une mère qui se bat pour ses enfants, pour leur avenir.”
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