Montrer les sections Cacher les sections
Hassiba R. et son avocat réagissent au rapport administratif
Hassiba R., la mère de Samara, qui a été gravement blessée dans un guet-apens, est en colère après la divulgation du rapport administratif. Son avocat, Marc Gallix, exprime également son indignation. La divulgation de ce rapport par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse suscite également l’incompréhension de Samara.
Une affaire qui fait des vagues
L’affaire de l’agression de Samara continue de faire parler d’elle. Cette élève de 4ème a été gravement blessée dans un guet-apens tendu par des adolescents à Montpellier. La divulgation du rapport de synthèse de l’enquête administrative par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a provoqué la colère de la mère de Samara, Hassiba R., ainsi que de l’avocat de la famille, Marc Gallix.
Des révélations choquantes
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
Hassiba R. raconte sa rencontre avec les inspecteurs du ministère de l’Éducation nationale : « Vous vous rendez compte que l’inspectrice et l’inspecteur du ministère m’ont, d’emblée en me recevant, affirmé qu’ils étaient les boeufs-carottes de l’Éducation nationale, ce qui m’a mis à l’aise, car ils s’en sont vantés au début de mon audition qui a duré trois heures. Moi, je croyais naïvement qu’ils allaient faire leur boulot comme des boeufs-carottes. On voit le résultat ! Quelle déception, je déchante amèrement. Avec le recul et en lisant ce rapport, j’en rigolerais presque si l’affaire qui concerne ma fille n’était pas aussi grave ».
Une situation incompréhensible
La divulgation du rapport de synthèse excluant une situation de harcèlement scolaire et toute négligence de la part des responsables du collège Arthur Rimbaud a profondément choqué la mère de Samara. Elle déclare : « Quel choc. Donc, ça veut dire que personne n’est responsable du terrible sort infligé à Samara, qu’elle l’a bien cherchée, que ceux qui sont chargés de veiller sur la sécurité de nos enfants dans ce collège ne sont pas responsables s’ils se font agressés, sans parler qu’ils sont aveugles et sourds puisqu’ils étaient informés depuis plus d’un an que ma fille était prise en grippe, insultée, humiliée, menacée, harcelée par un noyau d’élèves d’Arthur Rimbaud, dont la collégienne considérée comme la commanditaire de cette embuscade. J’aimerais bien qu’on me donne la vraie définition du harcèlement scolaire. En clair, ce qu’on retient de ce rapport, c’est que Samara est une menteuse, qu’elle a donc tout inventé. Mais comment accepter cette situation un mois à peine après les faits, alors que ma fille se remet péniblement question santé et psychologiquement de ces violences volontaires l’ayant conduite en réanimation, qu’elle risque de garder des séquelles médicales et mentales, qu’elle est obligée de vivre dans le huis clos familial et de suivre des cours à distance. Est-ce acceptable à son âge ? ».
La colère de Hassiba R.
Hassiba R. est furieuse de ne pas avoir été informée de l’existence du rapport par les autorités compétentes. Elle déclare : « D’abord, est-ce normal d’apprendre l’existence de ce rapport par la presse ? Pas un seul coup de téléphone de Mme Belloubet qui m’a pourtant appelée cinq fois dans les jours qui ont suivi l’agression de ma fille, ni de ses services parisiens, ni du Rectorat de l’Académie de Montpellier, ni de la responsable de vie scolaire que j’ai eu aussi l’occasion d’avoir au bout du fil. Moi et ma fille avons été jetées aux oubliettes, on se sent abandonnées. Je ne veux plus entendre parler d’eux, c’est terminé ».
Les réactions de Marc Gallix
L’avocat de la mère de Samara, Marc Gallix, est également indigné par le contenu du rapport. Il déclare : « C’est le rapport de la honte, c’est un véritable scandale, on marche sur la tête. Comment voulez-vous que des parents d’élèves qui sont harcelés et agressés aient confiance à l’Éducation nationale, alors que, Premier ministre en tête, le gouvernement et les Rectorats répètent que la lutte contre le harcèlement scolaire est une priorité ? La maman de Samara est ravagée par le contenu de ce rapport. Cela dit, comme indiqué, c’était une mission flash, c’est à dire rapide avec un rapport rédigé en quelques jours pour une situation aussi gravissime. Mais ce rapport pour protéger les responsables de ce collège de Montpellier, n’a aucune valeur. En clair, l’avocat s’y assoit dessus ».
La juge d’instruction mène l’enquête
Malgré le rapport administratif, l’enquête judiciaire n’est pas terminée. La juge d’instruction en charge de l’affaire va convoquer les cinq mis en examen pour une nouvelle audition. Elle prévoit également d’entendre la mère de Samara ainsi que les responsables du collège Arthur Rimbaud. Marc Gallix déclare : « Je vais demander à la juge d’entendre le responsable du collège Arthur Rimbaud et le professeur ou l’éducateur qui a fait sortir Samara au lieu d’attendre l’arrivée de sa mère, malheureusement retardée, contrairement à ce qu’il avait été convenu un peu plus tôt, ce mardi 2 avril. Et je pense que je demanderais également à la juge d’instruction d’entendre la Rectrice de l’Académie de Montpellier ».
La réaction du personnel du collège
Les personnels du collège Arthur Rimbaud réagissent aux accusations portées à leur encontre. Ils affirment que malgré les propos diffamatoires, l’enquête a montré qu’il n’y avait eu aucune négligence et que l’établissement est engagé dans la lutte contre le harcèlement. Cependant, ils demandent davantage de personnel dans les secteurs social, de santé et de vie scolaire.