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Des chercheurs à la pointe de la recherche sur le tardigrade
Simon Galas et Myriam Richaud, chercheurs en génétique et biologie à Montpellier, sont à la pointe de la recherche sur le tardigrade, un animal qui contient de nombreux secrets. Ils travaillent à l’Institut des biomolécules Max Mousseron et à la Faculté de Pharmacie – Université de Montpellier.
Les capacités de résistance extraordinaires du tardigrade
Le tardigrade, également appelé ourson d’eau, est un petit animal de quelques millimètres avec des capacités de résistance extraordinaires. Il est encore peu étudié, mais les chercheurs à Montpellier sont particulièrement intéressés par ses incroyables capacités de résistance. Il peut survivre à des pressions, des rayons, des températures extrêmes et même au vide spatial.
Des gènes inconnus porteurs de nombreux secrets
Les chercheurs ont découvert que le tardigrade possède 16 000 gènes, dont 40% sont inconnus. Ces gènes pourraient contenir de nombreux secrets, notamment celui de la longévité. Les chercheurs travaillent sur un modèle d’étude émergent sur le tardigrade depuis 2015.
La magie de la cryptobiose
Les chercheurs étudient plus spécifiquement les gènes inconnus du tardigrade pour comprendre ses capacités de résistance. L’une des particularités de cet animal est sa capacité à entrer dans un état de cryptobiose, où il se déshydrate presque totalement et réduit son volume. Il produit un sucre appelé tréhalose qui lui permet de conserver ses tissus cellulaires et vitrifie sa composition grâce à une protéine. Une goutte d’eau suffit ensuite pour lui redonner toutes ses capacités.
Encore peu étudié
Malgré son potentiel fascinant, le tardigrade est encore peu étudié. Seulement cinq laboratoires dans le monde et un peu plus d’une centaine de chercheurs s’intéressent à cet animal. Les chercheurs soulignent le manque de financement pour les recherches sur des organismes non pathogènes comme le tardigrade.
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Les applications des recherches
Les capacités du tardigrade intéressent de nombreux domaines de recherche. Par exemple, des chercheurs ont réussi à conserver des plaquettes sanguines plus longtemps en les combinant au tréhalose. Des recherches sont également en cours pour utiliser la protéine du tardigrade pour lyophiliser des organes et les conserver plus longtemps pour les transplantations. Les gènes du tardigrade pourraient également être utilisés pour tester des molécules en vue de développer de futurs médicaments.
Susciter des vocations
Le tardigrade est un animal qui suscite l’intérêt du grand public et des plus jeunes. Il peut être observé facilement en prélevant des mousses ou du lichen sur le tronc d’un arbre. Les chercheurs soulignent l’importance de faire découvrir cet animal aux enfants pour susciter des vocations scientifiques.