Montrer les sections Cacher les sections
Montpellier et la lutte contre le chancre coloré
La ville de Montpellier se prépare à réaliser une opération de grande envergure pour la santé de ses arbres. Du 21 au 31 octobre 2024, un total de 39 platanes sera abattu, sur un secteur s’étendant de l’avenue du Pirée jusqu’au chemin de Moularès. Cette décision fait suite à l’identification d’un foyer de chancre coloré, une maladie fongique qui pose un risque sérieux pour ces arbres.
Origine et propagation du chancre coloré
Le chancre coloré est une maladie provoquée par le champignon Ceratocystis platani. Ce champignon, qui trouve son origine en Amérique, aurait été introduit en France près de Marseille pendant la Seconde Guerre mondiale. Depuis cette époque, la maladie s’est répandue dans diverses régions du sud de la France, touchant aujourd’hui non seulement l’Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais aussi des zones plus au nord. En France, cette maladie est classée comme un danger sanitaire majeur de première catégorie. La lutte contre celle-ci est donc obligatoire sur l’ensemble du territoire national, conformément à un arrêté de 2015. Malheureusement, aucun traitement curatif n’existe à ce jour, rendant essentiel un système de surveillance, d’assainissement rapide des foyers identifiés, et de prévention de la propagation du champignon.
Un abattage encadré par un protocole rigoureux
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
L’opération d’abattage à Montpellier sera soumise à un protocole sanitaire rigoureux. Elle sera supervisée par la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF). De plus, la municipalité a sollicité un écologue afin d’évaluer les enjeux écologiques liés à cette intervention. Cet expert sera présent durant toute la durée des travaux pour minimiser l’impact sur la faune locale. L’objectif principal est de freiner la propagation du chancre coloré et de protéger les autres platanes de la région. La ville ne prévoit pas de laisser ces espaces vides après l’abattage. Un projet de replantation est déjà en place, avec l’intention de planter de nouvelles espèces d’arbres qui ne sont pas sensibles à cette maladie, remplaçant ainsi les platanes abattus.