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Remise en liberté d’un des mis en examen dans le meurtre de Riyadh à Montpellier
La libération ces derniers jours d’un des mis en examen dans le meurtre aggravé de Riyadh, quartier du Val de Croze en mai, à Montpellier suscite incompréhension et colère.
Un mis en examen remis en liberté
Cinq mois après son incarcération dans une procédure criminelle, avec la mort par balle de Riyadh âgé de 19 ans, sur la place Fourier, à proximité du GGL Stadium d’Ovalie, dans le quartier du Val de Croze, à Montpellier, un des mis en examen âgé de 23 ans, soupçonné de son implication avec les auteurs présumés, vient d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Une décision controversée
Cette décision des juges de la chambre de l’instruction près la cour d’appel de Montpellier suscite à la fois incompréhension et colère de la famille et des amis de Riyadh, froidement abattu par arme à feu à bout portant dans le dos, alors que, pourchassé par des individus, il était tombé sur le ventre. Le vingtenaire hébergé hors du département de l’Hérault à l’obligation de respecter certaines obligations, dont celle de pointer une fois par semaine au commissariat de police de la ville de résidence et de ne pas entrer en contact avec les quatre autres mis en examen, toujours en détention.
Le contexte de l’affaire
L’affaire avait suscité un vif émoi à Montpellier, le 16 mai 2023 en début de soirée, quand Riyadh, un jeune du quartier du Val de Croze sans histoire avait été tué par balles. L’instruction est ouverte pour « meurtre en bande organisée » et vise trois frères -en prison donc- et leur beau-frère, qui a reconnu leur avoir servi de chauffeur, mais sans savoir qu’ils allaient commettre un homicide volontaire sur fond de vengeance, sans que le mobile n’ait pu encore être établi. La famille de la victime assure que Riyadh s’est trouvé à cet endroit au mauvais moment, alors que trois frères de la cité étaient à la recherche d’un ou d’individus connus pour fréquenter le Val de Croze et Bagatelle, pour régler des comptes.
Des questions sans réponses
L’avocat des parents de Riyadh, Me Marc Gallix du barreau de Montpellier confirme qu’il y a eu vraisemblablement erreur sur la personne, quand les agresseurs l’ont aperçu s’enfuir en courant, tout comme d’autres jeunes et pour cause : il a eu peur en voyant ces individus armés très agressifs et son réflexe a été de ne pas recevoir une balle perdue. Mais pourquoi, dès lors qu’il n’était semble t-il pas visé par cette expédition punitive, a t-il été froidement exécuté dans le dos, après avoir chuté et qu’il était immobilisé sur le ventre ? Connaissait-il celui qui était réellement ciblé par les trois frères, qui ne sont guère bavards ? L’instruction qui se poursuit activement doit faire notamment la lumière sur cet épisode sanglant.