En 2024, les propriétaires de la Métropole de Montpellier ont vu leur taxe foncière considérablement augmenter, en dépit de taux communaux demeurant inchangés. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation des bases d’imposition et l’impact croissant de taxes additionnelles telles que la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) et la taxe Gemapi, contribuant à des augmentations de l’ordre de 7,5% en moyenne dans les 31 communes concernées. Un paradoxe qui mérite une attention particulière pour en comprendre les mécanismes sous-jacents.
En 2024, la taxe foncière dans la Métropole de Montpellier a connu une augmentation notable de 7,5 % en moyenne, et ce, malgré des taux communaux inchangés. Cette hausse s’explique par plusieurs facteurs, parmi lesquels des augmentations de taxes moins connues telles que la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) et la taxe Gemapi. Cet article se propose de décrypter les raisons derrière cette inflation.
Tout d’abord, il est important d’examiner la hausse des bases locatives. Durant les deux dernières années, les propriétaires de la région ont vu les valeurs locatives augmenter, traduisant les effets de la crise inflationniste mondiale, notamment due à des facteurs internationaux tels que la guerre en Ukraine. En 2023, la base a augmenté de 7,1 %, et pour 2024, nous observons une progression de 3,9 %. Cette augmentation est calculée à partir de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), fourni par l’Insee. Bien que les élus se rassurent de maintenir des taux communaux constants, ces hausses des bases impactent directement la facture fiscale des contribuables.
En plus des bases locatives, la Métropole de Montpellier a vu à la hausse la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Cette taxe est passée de 12,35 % à 14,62 %, contribuant ainsi significativement à l’augmentation de la taxe foncière. Nombreux sont ceux qui pourraient être surpris par cette augmentation considérable qui alourdit la charge fiscale des foyers montpelliérains.
Ces augmentations n’ont pas manqué de susciter des réactions politiques au sein de la Métropole de Montpellier. Isabelle Perrein, candidate de droite aux prochaines municipales, a vivement critiqué ce qu’elle décrit comme une « note salée », pointant du doigt ce qu’elle considère être des dépenses futiles mais coûteuses, telles que la gratuité des transports en commun. Des voix dissidentes au sein du conseil de Métropole ont également exprimé leur inquiétude face à un endettement municipal croissant et aux choix budgétaires ambitieux de la collectivité.
Au-delà des enjeux politiques, les questions budgétaires se complicent pour la ville. Comme l’exprime Frédéric Maury de Local Nova, la taxe foncière reste l’unique moyen pour les communes d’obtenir des ressources financières. Avec les débats d’orientation budgétaire qui approchent, une nouvelle augmentation en 2025 semble possible, surtout que les spécialistes anticipent une hausse des bases d’environ 1,5 %.
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Enfin, il est essentiel de garder à l’esprit que la situation fiscale reste influencée par d’autres facteurs, tels que les dynamiques économiques locales et les adaptations fiscales nécessaires provoquées par de nouveaux échelons de collectivités locales. Dans cet environnement complexifié, rester informé et proactif est crucial pour naviguer ces augmentations inévitables. Pour explorer plus en détail comment ces changements impactent la vie des propriétaires dans la région, découvrez l’article sur les propriétaires de l’Hérault en grande détresse ou l’impact du logement à long terme à Montpellier par ici.