Montrer les sections Cacher les sections
Une fresque de carcel-culture vandalisée à l’internat de l’hôpital Lapeyronie
Vendredi dernier, jour de la Journée internationale des Droits des femmes, une fresque de carcel-culture a été vandalisée à l’internat de l’hôpital Lapeyronie, suscitant la colère et l’indignation.
Les dégradations constatées
Le docteur Philippe Cathala, médecin légiste à l’hôpital Lapeyronie et président du Conseil de l’Ordre des médecins de l’Hérault, a découvert les dégradations ce vendredi matin. Il s’agit de fresques carabines géantes situées dans l’internat de l’hôpital. On ignore si d’autres fresques du même genre ont été vandalisées. Aucune revendication n’a été faite pour le moment.
Les fresques carabines critiquées par l’ARS
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
Les fresques carabines représentent des personnages et des gestes érotiques. En janvier 2023, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie avait demandé leur retrait en les qualifiant de pornographiques et sexistes. Cette demande avait suscité l’ire du milieu médical, certains y voyant une forme de censure. Le docteur Philippe Cathala dénonce l’amalgame fait entre ces représentations artistiques et des actes de violence.
La réaction du docteur Philippe Cathala
Dans une lettre adressée au président du Syndicat des Internes Languedoc-Roussillon (SILR), le docteur Philippe Cathala exprime sa tristesse face à cette action qui a été entreprise le jour de la Journée internationale des Droits des femmes. Il considère qu’il s’agit d’une ignorance totale de l’histoire de ces représentations artistiques et demande au président du SILR de déposer une plainte contre X. Il souligne également que « un tableau n’a jamais agressé personne ».
Une polémique relancée
Cet acte de vandalisme relance la polémique autour des fresques carabines, qui sont dans le collimateur des Agences régionales de Santé depuis un an. Le docteur Philippe Cathala dénonce cette « cancel-culture » qui consiste à vouloir effacer certaines œuvres artistiques. Il rappelle également les dynamitages de statues jugées obscènes qui ont eu lieu récemment.