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Une avancée majeure dans la recherche sur les AVC au CHU de Montpellier
Le cerveau, un organe complexe et mystérieux, continue de fasciner les scientifiques et les médecins. Une équipe de chercheurs du CHU de Montpellier, dirigée par le Pr Vincent Costalat et le Dr Caroline Arquizan, a récemment fait une découverte révolutionnaire dans le domaine de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Cette étude, publiée dans la prestigieuse revue médicale New England Journal of médecine, ouvre de nouvelles perspectives dans le traitement de cette pathologie.
Une remise en question des techniques de revascularisation cérébrale
Jusqu’à présent, les médecins se concentraient sur les patients présentant des lésions cérébrales limitées dans le cadre des AVC. On pensait alors que seul le tissu cérébral non atteint par l’AVC pouvait être sauvé, tandis que le reste était considéré comme perdu de manière irréversible. Les équipes du CHU de Montpellier ont cependant démontré le contraire.
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Des résultats surprenants et positifs
« Nous sommes très fiers de nos équipes, mais aussi d’avoir réussi à mobiliser la quasi-totalité des CHU français pour cette initiative, ce qui a entraîné un changement de pratique médicale à l’échelle mondiale. L’étude IN EXTREMIS continue de se développer en Espagne, mais aussi aux États-Unis, afin de repousser les limites actuelles de la prise en charge par revascularisation mécanique des AVC. »
Le CHU de Montpellier a mené un essai thérapeutique multicentrique intitulé « In extremis-laste » en France et en Espagne, en collaboration avec le Dr Bertrand Lapergue et le Pr Tudor Jovin. L’objectif de cette étude était de sélectionner des patients considérés comme « irrécupérables » dans la pratique quotidienne et de tester l’hypothèse selon laquelle la reperfusion du tissu cérébral considéré comme mort pouvait changer leur pronostic vital et leur récupération fonctionnelle.
À la grande surprise de la communauté scientifique, cet essai a donné des résultats très positifs. Sur les 333 patients inclus en France et en Espagne, une réduction du risque absolu de décès de 20% a été observée, ainsi qu’une amélioration fonctionnelle surprenante permettant à un patient sur cinq de rentrer chez lui après six mois de rééducation.
La recherche au CHU de Montpellier
« Les résultats de cette étude sont majeurs et démontrent la capacité de nos médecins et chercheurs à mener une recherche de très haut niveau au bénéfice des patients. Pluridisciplinarité et excellence des pratiques expliquent cette aptitude à l’innovation. »
Le CHU de Montpellier occupe une place prépondérante dans la recherche et l’innovation. Il se classe au sixième rang national en termes de publications et au cinquième rang pour l’inclusion de patients dans des essais cliniques. Les valeurs d’humanité, d’égalité, de solidarité et de responsabilité guident les équipes du CHU dans leurs missions quotidiennes de soins et d’innovation.
Cette avancée majeure ouvre la voie à une meilleure compréhension de la physiopathologie des AVC, de l’organisation de la mort neuronale et des capacités de récupération du tissu cérébral en phase aiguë d’un AVC. Elle met également en évidence l’importance de la collaboration internationale dans la recherche médicale.
Une autre étude internationale intitulée « In extremis-moste », également promue par le CHU de Montpellier, est déjà en cours avec la participation de centres français, espagnols et américains.