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La préfecture de l’Hérault rend hommage à trois femmes de la Résistance
A l’occasion de la commémoration des 80 ans du Débarquement en Normandie et de la Libération de la France, la préfecture de l’Hérault a choisi de rendre un hommage appuyé à Ginette de Scitivaux, Thérèse Nichterwitz et Sabine Zlatin, ainsi qu’à toutes les femmes engagées dans la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Une reconnaissance difficile et tardive
En lien avec la Mission Libération et dans la continuité de la Grande Cause du Quinquennat, le Gouvernement a fait le choix de rappeler l’importance des femmes dans la Résistance. Malgré les risques extrêmes pris, leur reconnaissance a été difficile et tardive. Après la guerre, de nombreuses femmes ont repris leur vie sans faire valoir leurs droits. Elles représentent aujourd’hui moins de 10% des effectifs des Médaillés de la Résistance et seulement six femmes font partie de l’ordre des Compagnons de la Libération.
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Trois destins de résistante
Ginette de Scitivaux est née le 8 décembre 1917 à Montpellier. Elle rejoint l’Angleterre avec son fiancé dès le début de l’Occupation. Elle reçoit une formation de radio transmission et est parachutée en France occupée sous une fausse identité. Elle effectue un travail risqué et colossal en un mois, participant ainsi à la réussite de la Libération. Elle décède en 1962 dans un accident de plongée à Tahiti.
Thérèse Nichterwitz, fille d’immigrés espagnols, entre en résistance en 1941. Son poste de concierge au sein de la préfecture de l’Hérault en fait un agent de liaison important. Elle met également son domicile à disposition des agents de liaison et des chefs de la Résistance traqués. Arrêtée par la Gestapo, elle survivra à la déportation dans les camps de Ravensbrück et de Sachsenhausen. Elle décède en 1974 à Montpellier.
Sabine Chwast, d’origine polonaise, s’installe en France dans les années 20. Elle travaille à l’hôpital militaire de Montpellier et s’engage auprès de l’Œuvre de Secours aux Enfants. Avec son mari, Miron Zlatin, ils se battent pour sauver des enfants juifs et tsiganes de la déportation. Ils créent la colonie des Enfants d’Izieu, dont plusieurs membres seront déportés à Auschwitz. Sabine Zlatin s’engage ensuite dans la Résistance à Paris et devient responsable de l’organisation de l’accueil des déportés à leur retour des camps. Elle décède en 1996 à Paris.