Hérault : les caméras de surveillance abandonnent les geôles des gardes à vue, un risque pour la sécurité policière ?

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Par LocMontpellier

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Les gardes à vue dans l’Hérault ne sont plus surveillées par la vidéosurveillance

Depuis ce mardi 1er octobre 2024, les gardes à vue dans les commissariats de police de l’Hérault ne sont plus surveillées par la vidéosurveillance. Cela fait suite à une application de la directive européenne qui prévoit que les caméras ne peuvent être activées que dans de très rares cas, notamment pour les individus présumés terroristes.

Une décision qui suscite la colère des syndicats

Les syndicats sont en colère face à cette décision. Selon Bruno Bartoccetti, délégué du syndicat Un1té de la zone sud, cette mesure constitue un scandale car elle prive les policiers de terrain, dont la population a besoin pour assurer la sécurité 24 heures sur 24. Les policiers et les enquêteurs sont ainsi mis à mal dans l’exercice de leurs fonctions.

Une charge de travail supplémentaire pour les policiers

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Bruno Bartoccetti souligne que cette mission supplémentaire vient s’ajouter à celles déjà trop nombreuses auxquelles les policiers sont confrontés. Cela réduit les effectifs disponibles pour les interventions urgentes, telles que la police d’audience, le transfert de détenus, la garde de détenus en milieu hospitalier, etc. Ainsi, les policiers nationaux sont désormais également geôliers.

Moins de protections pour les citoyens

Le délégué syndical souligne que cette décision entraîne une diminution de la protection des citoyens. En effet, en raison de la réorganisation des services et de la baisse des effectifs dans les unités de police secours, les commissariats doivent désormais doubler les effectifs pour surveiller les gardes à vue, en retirant du personnel affecté à d’autres tâches essentielles.

Une surveillance des gardes à vue limitée

Dorénavant, la surveillance des gardes à vue par caméras n’est plus systématique. Elle doit être motivée par les policiers et ne s’appliquera que dans de très rares cas, notamment pour les procédures de terrorisme.

Une directive préparée sous le gouvernement Castex

Cette nouvelle directive a été préparée par l’ancien ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et l’ancien ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, sous le gouvernement de Jean Castex. Elle a été signée par le directeur central de la police nationale, Frédéric Veaux, avant d’être mise en application par le nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Cette décision remet en question la police de proximité demandée par les élus et les syndicats.

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