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La situation de l’apiculture dans l’Hérault
Bien que la filière apicole ne soit pas en crise à proprement parler, elle traverse une période délicate dans l’Hérault, comme l’indiquent les Jeunes Agriculteurs 34.
« En 2024, la filière apicole dans l’Hérault affiche un tableau nuancé, avec une année difficile pour nos colonies d’abeilles », rapportent les Jeunes Agriculteurs -JA- de l’Hérault.
Quelles sont les raisons de cette morosité chez les apiculteurs ? Cette année, plusieurs facteurs ont mis les apiculteurs à l’épreuve : après un hiver relativement clément avec un faible taux de mortalité et des réserves suffisantes dans les ruches, la récolte de romarin a bien débuté dans certaines zones. Cependant, le printemps a été particulièrement difficile, surtout dans les garrigues.
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Récolte de miel de châtaigniers en baisse
Des pluies irrégulières, combinées à une pénurie de nectar et de pollen, ont rendu nécessaire le nourrissage des colonies jusqu’à mai. « Malgré ces difficultés, la fin du printemps a apporté quelques récoltes tardives intéressantes, notamment sur le dorycnium et la ronce. En revanche, les conditions n’ont pas été favorables pour la récolte de miel de châtaigniers dans les hauts cantons », détaillent les JA 34.
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Hérault. Nord de Béziers : comment des ruches volées à des apiculteurs ont été retrouvées
À cause de la chaleur et de la sécheresse pendant l’été, les apiculteurs ont dû déplacer leurs ruches vers des régions plus propices, notamment en Provence à l’est et dans le Lauragais à l’ouest. Bien que la récolte de tournesol ait été décevante, celle du miel de lavande a été plus encourageante.
À l’approche de l’hiver, la menace du frelon asiatique, qui perturbe les abeilles et nuit à leur pollinisation, constitue un nouveau défi. Bien que quelques orages récents aient apporté de la pluie, davantage d’humidité serait nécessaire pour revitaliser la végétation. Par ailleurs, les apiculteurs doivent également faire face à une recrudescence des vols de ruchers, en particulier dans le secteur nord de Béziers.
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Hérault. Crise et actions : « On va droit dans le mur » alertent les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA
« Nous avons déjà les yeux tournés vers 2025, laissant derrière nous une année 2024 marquée par des épreuves et un épuisement évident. En ce qui concerne le marché du miel, il demeure désorganisé, ce qui complique encore plus la tâche des apiculteurs », regrettent les JA 34.
Les conséquences des importations
Les Jeunes Agriculteurs de l’Hérault constatent : « D’une part, la méfiance des consommateurs, alimentée par divers scandales médiatiques concernant des miels falsifiés ou altérés, en particulier ceux provenant de Chine, inondent les grandes surfaces. D’autre part, l’importation de miels à bas prix en Europe contribue à faire chuter les prix du miel en gros en France, alors que nos coûts de production ne cessent d’augmenter. Cela risque de créer des tensions sur la trésorerie et de réduire les achats de miel français par les négociants ». Ils lancent ainsi un appel aux consommateurs : « Acheter du miel français, c’est soutenir nos apiculteurs tout en profitant d’un produit authentique et de qualité supérieure ». Ce message est d’autant plus crucial face aux menaces qui pèsent sur cette profession en raison des dérèglements climatiques.