Montrer les sections Cacher les sections
Un passionné de musique électro
Guillaume Bresson, cadre de santé au CHU de Montpellier, est un passionné de musique électro. Il partage son quotidien entre son métier et son activité de DJ à ses heures perdues.
Une passion née au lycée
À 43 ans, Guillaume Bresson est cadre de santé au CHU de Montpellier et encadre le personnel paramédical dans un service de neurochirurgie. Il voue aussi une véritable passion à la musique électro. « Entre le travail et la vie de famille, je me crée un agenda avec des plages exprès, tard le soir ou le matin avant le boulot. Quand on aime quelque chose à ce point, on a l’impression de ne jamais en faire assez », déclare le DJ et compositeur.
Une carrière de DJ interrompue
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
Il est tombé dans ce courant musical alors qu’il venait d’entrer au lycée : « J’ai commencé avec un groupe d’amis dans un garage à 14 ans. C’est le mouvement de la French Touch qui nous a orientés vers l’électro, avec des artistes comme Daft Punk, David Guetta et Bob Sinclar ». Ses parents, eux, ne montrent pas la même ferveur, préférant voir leur fils derrière un piano. Ces quelques réticences n’ont toutefois pas empêché Guillaume Bresson de partager ses créations à travers toute la région, pendant près de 18 ans.
Un déclic
Malgré ce feu qui l’anime, le jeune homme dépose platines et table de mixage lorsqu’il entre dans la trentaine. Après dix années de pause, l’épidémie de Covid, ainsi qu’un évènement personnel, lui ouvrent les yeux. « J’ai été cadre à la chambre mortuaire et aux urgences Lapeyronie pendant cette période. Mon quotidien consistait à côtoyer la maladie, avec des choses très dures à voir. À ce même moment, ma femme a été diagnostiquée d’un cancer du sein qui a récidivé fin 2021 », se remémore difficilement le musicien. Et là, le déclic : « J’ai compris que je devais me faire plaisir avant qu’il ne soit trop tard ».
De retour derrière les platines
Guillaume Bresson avoue toutefois que son image auprès du personnel du CHU l’a d’abord bloqué, avant d’être assailli de commentaires positifs et encourageants. « Des agents sont venus à une soirée dans laquelle je jouais pour me voir, et cette année, j’ai même animé la soirée des managers », énumère le cadre de santé, dont les inquiétudes sont aujourd’hui bien loin. Cet accro à l’électro, dont le mental combattif s’explique aussi par une précédente carrière de handballeur à haut niveau, n’est pas du genre à se laisser abattre. En dépit de sa passion dévorante, le DJ n’aspire pas à une immense carrière musicale : « Bien sûr que tout le monde en rêve, mais chez moi, c’est un rêve contrôlé. Rien ne sert de viser trop loin. Mon objectif est seulement de me faire plaisir. Si un jour, mes titres sont joués par des artistes connus et que les gens dansent dessus, j’aurais réussi ».
Une présence sur la scène musicale
Bien qu’ayant repris récemment ses activités de DJ, Guillaume Bresson a pu s’illustrer à l’occasion de nombreux évènements autour de Montpellier. L’un des plus symboliques à ses yeux : un évènement musical organisé à La Colombière le 30 septembre dernier. « J’ai joué aux côtés des Mix Insolites et donc de Vincent Attalin, cofondateur du collectif. C’était un lieu très parlant pour moi », se souvient l’artiste, la voix emprunte de nostalgie. L’an dernier, il est aussi passé derrière les platines pour l’ouverture du festival Open Your Mind, à Avignon.
Des projets ambitieux
S’arrêter en si bon chemin ? Hors de question pour cet ambitieux cadre de santé qui, le 27 avril prochain, va prendre part à une soirée organisée à l’Arbre Blanc, retraçant toute l’histoire de la musique électronique des années 1990 à nos jours. « J’ai hâte de jouer avec Ceeryl Chardonnay, un des DJ résidents de l’Amnésia, au Cap d’Agde. Je l’admirais et c’est devenu un ami aujourd’hui », se réjouit Guillaume Bresson. Autre échéance pour lui : le Green Fest, prévu les 5 et 6 juillet à venir, sur les bords du lac de Monteux. Une occasion en or pour lui, s’il passe l’étape des présélections, de jouer avec des artistes qu’il admire tant, comme The Avener ou Joachim Pastor. Autre échéance qu’il attend avec une impatience non dissimulée : le festival Lost In Camargue, le mercredi 8 mai, à la Manade Saint Louis. Pour cette soirée en format open air, l’évènement accueillera une belle panoplie d’artistes locaux, Guillaume Bresson, connu sous le pseudo « Lemonsky », compris.
Un rêve : Tomorrowland
Il vaut mieux viser la lune pour avoir les étoiles, et le musicien à mi-temps l’a bien compris. À la question « à quelle scène rêves-tu de mettre le feu ? », il n’hésite pas un seul instant, comme s’il s’agissait d’une franche évidence : « Tomorrowland, bien sûr ! En termes de jeux de lumière, de scène et de visuels, c’est énorme ».