Montrer les sections Cacher les sections
Mouvement de grève des agents municipaux dans les écoles et centres de loisirs de Montpellier
Les agents municipaux des écoles publiques et des centres de loisirs municipaux de Montpellier ont annoncé un mouvement de grève prévu courant juin. Les organisations syndicales UNSA, CGT, FO et CFDT ont lancé cet appel à la grève pour protester contre les conditions de travail et le manque de moyens humains auxquels ils ont été confrontés cette année.
Une pression pour le pôle éducation
Les établissements scolaires et les centres de loisirs municipaux souffrent d’un manque de moyens humains et doivent faire des économies. Les agents ne sont plus remplacés, quel que soit leur métier. Par exemple, il y a en moyenne deux agents de restauration et d’entretien en moins pour les écoles, ainsi qu’une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et un animateur en moins par structure. Cette situation a été soulignée par Fabien Molina, directeur d’un centre d’animation à Montpellier et membre du syndicat UNSA. Les responsables des centres de loisirs municipaux rencontrent également le même problème, avec cinq postes non remplacés sur vingt structures présentes dans la ville.
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
« On remplace de moins en moins les agents, quel que soit le corps de métier. Il y en a en moyenne deux agents de restauration et d’entretien pour les écoles, une ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et un animateur en moins par structure »
Ce constat est partagé par l’ensemble des organisations syndicales, qui estiment que les agents des écoles doivent se sentir considérés, soutenus et accompagnés pour pouvoir accueillir les enfants dans les meilleures conditions.
Une mise en difficulté des agents
Outre l’absence de remplacement en cas de départ prévisible, les syndicats dénoncent également la lourdeur des procédures administratives. Par exemple, depuis cette année, une badgeuse permet de contrôler les prises de poste des agents, ce qui engendre un travail de régularisation important pour les responsables. De plus, même pour des retards de quelques minutes, les procédures sont longues et complexes.
Si les conditions de travail et le manque de moyens humains persistent, l’intersyndicale prévoit un gros mouvement social en septembre et n’hésitera pas à bloquer toutes les structures si rien ne change.