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Rencontre avec les co-réalisateurs d’un film tourné en haut de la Tour d’Assas
Rebecca Gallon et Yassine Aïssaou sont deux jeunes montpelliérains qui ont co-réalisé un moyen-métrage au dernier étage de la Tour d’Assas, juste avant sa destruction. Cette expérience unique leur a permis de vivre une aventure humaine exceptionnelle et de devenir les dernières personnes à avoir « vécu » en haut de la plus grande Tour de Montpellier.
Un parcours atypique
Rebecca Gallon a suivi des études de cinéma et a toujours eu pour ambition de devenir réalisatrice. Elle est partie en Angleterre, à l’université de York, pour se former et a commencé à réaliser des films. Elle a remporté plusieurs prix pour ses courts métrages et a été sélectionnée pour le meilleur court métrage au festival international du film de femmes à Montréal.
De son côté, Yassine Aïssaou a suivi une formation théâtrale aux Cours Florent à Montpellier. Il s’est passionné pour la mise en scène et a travaillé dans une salle de spectacle à Montpellier pour développer ses connaissances dans le métier de producteur. Il a ensuite monté un collectif appelé « Mr. Gustave » avec deux autres personnes et a remporté plusieurs prix sur des festivals locaux.
Le tournage en haut de la Tour d’Assas
Les co-réalisateurs ont tourné la dernière scène de leur moyen-métrage « Là où les maux sont » en haut de la Tour d’Assas le 29 août dernier. L’idée de tourner dans ce lieu est venue du fait que Rebecca Gallon a travaillé dans le quartier de la Paillade et a voulu parler de son expérience à travers un projet artistique. Ils ont participé à un appel à projets et ont développé une histoire en rencontrant des « anciens » du quartier. Le tournage a duré dix jours et a été réalisé au 22e étage de la Tour. Ils ont tout réaménagé en six jours, en retapissant les murs, en repeignant et en faisant venir des meubles d’une ressourcerie de Chambéry.
Une sensation particulière
Yassine Aïssaou témoigne de la sensation incroyable de tourner dans un lieu qui sera détruit quelques semaines plus tard. Ils sont les dernières personnes à avoir vécu dans cette tour et cela leur procure une drôle de sensation. Rebecca Gallon souligne également que cette tour, qui était vendue comme un lieu de vie idyllique dans les années 70, a été délaissée et a connu de nombreux problèmes. Les habitants ont dû faire face à des conditions de vie difficiles et ont été relogés il y a quelques années. La destruction de la tour est le résultat de la mobilisation des habitants pour obtenir de meilleures conditions de vie.
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Les ambitions du film
Les co-réalisateurs ont pour ambition de présenter leur film dans plusieurs festivals, notamment celui de Clermont, et de le projeter dans différents endroits de Montpellier. Ils souhaitent particulièrement organiser une avant-première à la Mosson et espèrent obtenir la validation des habitants du quartier. Ils espèrent également pouvoir diffuser le film en plein air pour pouvoir accueillir toutes les personnes qui ont participé à sa réalisation.
Des projets futurs
Rebecca Gallon et Yassine Aïssaou ont de nombreuses idées de films et d’histoires basées sur le vécu des gens. Ils cherchent actuellement des moyens de les concrétiser et espèrent pouvoir les réaliser à l’avenir. Ils souhaitent continuer à mettre en avant les expériences et les histoires des habitants de Montpellier.