Explosion des profils « psychiatriques » à la prison de Montpellier : les surveillants sont terrifiés !

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Par LocMontpellier

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Deux agressions perpétrées par des détenus souffrant de troubles psychiatriques

Deux agressions ont eu lieu ce mardi en fin de matinée commises par des détenus souffrant de troubles psychiatriques à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Les surveillants pénitentiaires dénoncent les effets d’un « système qui sature ». Selon un surveillant pénitentiaire membre de la section FO, il s’agit de la première fois en 20 ans d’expérience qu’il observe une telle violence et autant de profils psychiatriques à Villeneuve-lès-Maguelone.

Les agressions

Les deux agressions ont eu lieu à seulement 10 minutes d’intervalle. La première a été commise par un détenu d’une trentaine d’années qui a jeté un téléviseur sur l’un des gardiens au moment où celui-ci ouvrait la porte de sa cellule pour lui livrer son repas du midi. Le gardien a réussi à esquiver le poste de télévision qui s’est écrasé contre un mur. La seconde agression a eu lieu deux cellules plus loin avec un détenu violent et en état quasi hystérique qui se plaignait d’entendre des voix.

Allers-retours entre prison et hôpital

Les deux détenus responsables des agressions souffrent de pathologies psychiatriques lourdes et ont été internés plusieurs fois à l’hôpital La Colombière. Cependant, en raison du manque de place, ils sont renvoyés à la maison d’arrêt par des procédures de justice simplifiées. Selon le surveillant pénitentiaire, il y a une augmentation des profils psychiatriques à Villeneuve-lès-Maguelone.

Regrouper les détenus violents

Les détenus psychiatriques sont détenus dans le quartier arrivant de la prison, faute d’unité spéciale au sein de la maison d’arrêt de Montpellier. Les surveillants déplorent le manque de suivi médical en profondeur et le fait qu’ils ne soient pas formés pour gérer ces profils. Le syndicat FO demande la création d’une « unité de détenus violents » ou l’extension des SMPR (Service Médico-Psychiatrique Régional) présents dans d’autres maisons d’arrêt.

Les revendications des surveillants

Les surveillants souhaitent que le projet de création d’une unité de détenus violents aboutisse afin de mieux contenir les détenus particulièrement violents et imprévisibles. Ils demandent également l’extension des SMPR à la maison d’arrêt de Montpellier. Ces revendications seront discutées lors du prochain comité technique de la prison qui aura lieu le 10 janvier. Le syndicat FO prévient que si rien n’est fait dans ce sens, des mesures plus radicales pourraient être prises, comme le blocage total du bâtiment.

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