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Les AESH en grève pour une meilleure reconnaissance
Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) ont manifesté ce mardi dans l’Hérault. Ils se sont rassemblés à Montpellier et à Béziers, en réponse à l’appel de l’union intersyndicale du secteur de l’éducation. Les AESH revendiquent une véritable reconnaissance de leur métier et un meilleur accompagnement pour les enfants.
Des salaires bas et des contrats précaires
Une cinquantaine de personnes se sont réunies devant l’Opéra Comédie à Montpellier avant de se diriger vers la rue de l’Université et le rectorat. Les AESH dénoncent le manque de reconnaissance de leur profession, caractérisé par des salaires très bas et des contrats de travail à temps partiel limités à 24 heures hebdomadaires.
Des conditions de travail difficiles
Les AESH déplorent également les conditions de travail fragmentées auxquelles ils sont confrontés. Certains d’entre eux doivent s’occuper de plusieurs enfants différents au cours de la même semaine. Ils dénoncent également le manque de suivi accordé aux enfants qui ont besoin d’un accompagnement à temps plein. Les AESH estiment que leurs missions sont essentielles pour l’inclusion et la réussite des enfants.
Les revendications des AESH
L’intersyndicale des AESH demande la création d’un véritable statut de la fonction publique de catégorie B, une augmentation significative des salaires et la possibilité de passer en CDI après trois ans de CDD.
Inquiétude face au nouveau statut ARE
Les AESH sont également préoccupés par un projet visant à fusionner les métiers d’AESH et d’AED (Assistants d’Education). Ce projet, baptisé ARE (Accompagnants à la Réussite Educative), risque selon les syndicats de brouiller les missions des agents actuels qui sont pourtant très différentes. L’intersyndicale demande le retrait de ce projet.
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Conclusion
La mobilisation des AESH dans l’Hérault vise à dénoncer la précarité de leur situation professionnelle. Ils réclament une meilleure reconnaissance de leur métier et un accompagnement plus adapté pour les enfants. Les revendications portent notamment sur l’amélioration des salaires et la création d’un statut de la fonction publique. Les AESH expriment également leur inquiétude face à un projet de fusion des métiers d’AESH et d’AED, qui risque de brouiller les missions actuelles. L’intersyndicale demande le retrait de ce projet.