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La Petite réflexion de la semaine : la satisfaction de payer ses taxes…
J’ai toujours entendu dire : « Soyez heureux de payer des impôts, c’est bon signe ». Pas faux. Bien sûr, il est plus facile de le penser lorsque, même si la presse ne va pas bien, nous sommes bien lotis à Métropolitain (merci patrons !), contrairement à d’autres titres qui préfèrent donner des leçons de vertu sur leur une plutôt que de les appliquer à leurs employés (une pensée pour certains collègues…). Mais c’est un autre sujet. Payer ses impôts, c’est d’abord la preuve d’avoir un travail et un salaire, synonymes d’émancipation et d’indépendance. Sans parler des plaisirs qu’ils permettent, à ne pas confondre avec le bonheur. Malheureusement, le travail peut parfois être une source d’oppression sous différentes formes et, bien trop souvent, il ne paie pas suffisamment. Ce n’est pas comme si les employeurs n’avaient pas envie de mieux rémunérer leurs employés, qui aimeraient, quant à eux, pouvoir consommer davantage, voire mieux. Et quand on parle d’employeurs, il s’agit bien de ceux des petites et moyennes entreprises, qui sont les principaux pourvoyeurs d’emplois en France.
La Petite réflexion de la semaine : la contribution à la solidarité nationale
Cependant, et cela n’est pas assez souligné, être satisfait de payer ses impôts, c’est avant tout se rappeler de la contribution à la solidarité nationale. C’est se souvenir, par exemple, de la chance que nous avons de vivre dans un pays où on ne nous présente pas la facture avant d’être admis à l’hôpital, ou encore où chaque enfant peut bénéficier d’une éducation obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. C’est se dire que l’argent des plus riches, même si compte tenu du niveau des inégalités, on pourrait en obtenir davantage, aide les plus démunis. D’un autre côté, on ne peut s’empêcher de vouloir que nos impôts soient mieux utilisés. Comme un bon père ou une bonne mère de famille qui établirait les dépenses en fonction des priorités. En pensant que ce bon gestionnaire préserve le fils étudiant, le cousin au chômage et la grand-mère retraitée. Et pourquoi ne pas imaginer un système où chacun pourrait choisir l’affectation d’une partie de ses impôts ? Santé, éducation, solidarité, culture, défense, sport… cela donnerait une idée globale, au-delà de l’élection présidentielle, de ce que les Français veulent pour leurs services publics. Les impôts ne sont pas populaires et on peut le comprendre. Dans l’Histoire, cela a même conduit à une révolution… Être satisfait de payer ses impôts, un sentiment qu’il faudrait généraliser. Ce serait effectivement un bon signe.
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