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Deux cadres de la société Eiffage mis en examen dans l’affaire du maire d’Agde et de la voyante
Dans le cadre de l’instruction en cours sur les présumés délits financiers du maire d’Agde, Gilles d’Ettore, et de la voyante Sophia M., deux cadres importants de la société Eiffage ont été mis en examen et l’un d’eux a été écroué, selon le procureur.
Avancées de l’instruction
Le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, a déclaré que l’enquête se poursuit activement. Entre le 27 et le 29 mars, les enquêteurs de la brigade financière du service interdépartemental de la police judiciaire de Montpellier ont placé en garde à vue un chef d’entreprise de l’Aude, puis les deux cadres de la société Eiffage, sous l’autorité du magistrat instructeur.
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Mise en examen et placement en détention provisoire
Au terme de leur garde à vue, les deux cadres de la société Eiffage ont été présentés au magistrat instructeur, qui les a mis en examen pour abus de confiance, faux et usage de faux. L’un des cadres a également été mis en examen pour corruption active, tandis que son subordonné l’a été pour complicité de corruption. Suite aux réquisitions du parquet de Béziers et à la demande du magistrat instructeur, le premier cadre a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, tandis que le second a été placé sous contrôle judiciaire avec diverses restrictions.
Soupçons de financement occulte de travaux
Les deux cadres de la société Eiffage sont soupçonnés d’avoir participé au financement occulte de travaux réalisés au domicile de la voyante, qui est également mise en examen et en détention provisoire depuis le 21 mars. Il est important de rappeler que toutes les personnes mises en examen bénéficient de la présomption d’innocence.
Le chef d’entreprise de l’Aude a quant à lui été remis en liberté sans poursuites pour le moment. Son rôle dans cette affaire reste inconnu.
Suite de l’instruction
L’instruction se poursuit sous la direction du juge d’instruction. Le maire d’Agde et la voyante ont interjeté appel de leur placement en détention et demanderont leur remise en liberté sous contrôle judiciaire lors de l’audience prévue le 2 avril 2024 devant la chambre de l’instruction près la cour d’appel de Montpellier. Le délibéré devrait être rendu le 4 avril, jour du conseil municipal à Agde. En attendant, c’est le premier adjoint au maire, Sébastien Frey, qui assurera l’intérim.