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Actions des agriculteurs et des viticulteurs de la Coordination rurale de l’Hérault
Le vendredi 8 mars, les agriculteurs et les viticulteurs de la Coordination rurale de l’Hérault ont organisé de nouvelles actions à Béziers pour exprimer leur colère. Vêtus de jaune et résolus, ils ont manifesté pour se faire entendre par le gouvernement. Arnaud Poitrine, l’un des responsables, a prévenu que les actions continueraient si leurs revendications n’étaient pas écoutées rapidement.
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Malgré les orages et les intempéries, les agriculteurs et les viticulteurs ont maintenu leur mobilisation. Un convoi composé de tracteurs, de remorques chargées de fumier, de pneus et de palettes, ainsi que de slogans anti-Macron, s’est rendu à Béziers depuis Servian, au nord de Pézenas. Leur première action a eu lieu devant l’agence de la Mutualité sociale agricole du Languedoc (MSA), où ils ont déversé leur contenu sur le parking et laissé des messages expliquant leur détresse face à la crise agricole. Ils ont également signé « CR 34 » en grandes lettres jaunes sur le bitume.
Ensuite, les militants se sont rendus dans le supermarché discount Aldi, toujours sur l’avenue Jean Foucault à La Devèze, où ils ont inspecté les rayons de poissons, de viande, de produits alimentaires et de fruits et légumes. Ils ont découvert plusieurs irrégularités dans l’étiquetage des produits importés, comme des champignons de Paris provenant de La Rioja en Espagne, des boîtes d’amande en poudre sans indication du pays d’origine, des biscottes au germe de blé dont le pays d’origine n’est pas mentionné, et des filets d’ail blancs de Clermont-Ferrand qui sont en réalité d’origine espagnole.
Une gerbe de fleurs mortuaires
Ils ont ensuite poursuivi leur action dans l’hypermarché Auchan, où ils ont examiné de nombreux rayons et signalé d’autres produits avec un étiquetage incorrect. Les agriculteurs et les viticulteurs ne veulent pas connaître le même sort que leurs collègues qui se suicident en raison des dettes et des saisies judiciaires. Ils ont déposé une gerbe de fleurs mortuaires sur l’un des sites investis pour symboliser leur détresse.