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Parents d’élèves en colère
Avant même la rentrée de septembre, des parents d’élèves de l’école maternelle Anne-Franck et Charles Dickens, dans le quartier des Aiguerelles à Montpellier, s’opposent à la fermeture d’une classe. Cindy, Hanan et Guilhem, trois parents délégués, dénoncent la menace de cette fermeture pour la deuxième année consécutive, malgré un effectif supérieur à celui de l’année précédente. La décision devait être entérinée le 25 juin, mais elle a été reportée au 8 juillet, puis à début septembre selon les informations.
Les parents d’élèves ont alerté à plusieurs reprises l’inspectrice de leur circonscription ainsi que la directrice académique sur les conséquences de cette fermeture sur la qualité de l’enseignement de leurs enfants. En effet, les classes sont déjà surpeuplées, avec des espaces de seulement 50m2 au lieu des 70m2 habituels dans les autres écoles de Montpellier. Les élèves se retrouvent parfois entre 32 et 37 par classe en cas d’absence d’enseignants, ce qui les oblige à s’asseoir par terre. Dans de telles conditions, il est impossible d’apprendre et l’activité se réduit à de la garde d’enfants. Cette situation est inacceptable, témoignent les parents d’élèves.
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Mobilisation des parents
Les parents ont informé les familles de l’école, qui compte 425 enfants, de cette menace et ont organisé une action pacifique pour protester contre les conditions d’apprentissage à la rentrée prochaine. Des pancartes et des banderoles avec des slogans tels que « SOS sauvons la classe » ou encore « Danger des minis sardines » ont été posées sur les artères proches du groupe scolaire, notamment sur le Chemin de Moularès, pour attirer l’attention des Montpelliérains sur cette situation.
Réexamen de la situation par le Rectorat
Le Rectorat de l’Académie de Montpellier a été alerté sur la situation de l’école Charles Dickens et a décidé de réétudier la fermeture de classe prévue à la rentrée. Cette décision, initialement prévue pour février, était justifiée par une diminution du nombre d’élèves accueillis et par la nécessité de redéployer des ressources vers une autre école. Cependant, la spécificité de la section internationale allemande proposée dans cette école, le maintien de la mixité au sein des classes et les contraintes liées aux salles exigües ont motivé le réexamen de la situation par la Rectrice Sophie Béjean et la directrice académique Catherine Côme. Une bonne nouvelle pour les parents qui espèrent obtenir satisfaction.