CHU Montpellier : Une vidéo virale d’un youtubeur au centre antidouleur suscite stupeur et alerte les médecins sur des pratiques « hallucinantes »

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Par LocMontpellier

Une vidéo récemment publiée par le youtubeur G. Milgram a fait grand bruit en mettant en lumière des pratiques controversées au centre antidouleur du CHU de Montpellier. L’Ordre des médecins de l’Hérault, à travers son président Philippe Cathala, a réagi vivement face à des dérives jugées « hallucinantes » dans la prise en charge des douleurs chroniques. Les Dr Giniès et Abossolo, mis en cause, se retrouvent au cœur d’une tempête médiatique et disciplinaire, où des éléments troublants tels que la couleur des vêtements ou des histoires familiales prennent une place inattendue lors des consultations. Cette situation alarme la profession médicale sur les limites et les qualifications nécessaires des méthodologies employées dans le traitement des patients.

Une vidéo publiée sur YouTube par le vidéaste G. Milgram a récemment mis en lumière des pratiques controversées au centre antidouleur du CHU de Montpellier, suscitant la stupeur au sein de la communauté médicale. Des méthodes atypiques employées par les médecins Patrick Giniès et Olivier Abossolo, visant à traiter des patients souffrant de douleurs chroniques, ont été vivement critiquées, provoquant l’ouverture d’une action disciplinaire par l’ordre des médecins. Les diagnostics et traitements, basés sur des critères inhabituels tels que la couleur des vêtements et l’histoire familiale, ont déclenché un débat intense sur l’éthique et la légitimité de ces interventions.

Récemment, le CHU de Montpellier s’est retrouvé sous les feux des projecteurs à la suite de la diffusion d’une vidéo par G. Milgram, un youtubeur spécialisé dans la déconstruction des pseudo-médecines. Intitulée « Quand le bullshit s’infiltre à l’hôpital », la vidéo a dévoilé une série d’événements troublants au centre antidouleur, notamment l’usage de techniques de diagnostic peu conventionnelles. Pour illustrer les dérives, la vidéo présente le témoignage de Camille, une patiente diagnostiquée de fibromyalgie suite à un simple questionnaire, dont les vêtements et les antécédents familiaux ont été pris en compte par le Dr Giniès.

Le Dr Patrick Giniès, reconnu pour son approche pluridisciplinaire de la douleur, est aujourd’hui au cœur de la polémique. Avec une pratique de quarante ans sans plainte officielle, il défend une méthode de traitement qui intègre des éléments de psychologie et de thérapies alternatives. Affirmant que 90% de ses patients signalent une amélioration, il est convaincu que ses techniques, bien que « hors cadre », sont nécessaires pour explorer en profondeur la souffrance psychique des malades. Ceci dit, certains aspects de sa méthode, comprenant des références à la relation à Dieu comme facteur de guérison, ont choqué les observateurs.

Olivier Abossolo, quant à lui, a également suscité la controverse par ses avis médicaux centrés autour de la spiritualité, provoquant ainsi les critiques de l’Ordre des médecins. Exerçant désormais en Suisse, il a quitté le CHU de Montpellier suite aux signalements de la Miviludes, une agence surveillant les dérives sectaires. Le Dr Cathala, président de l’ordre des médecins de l’Hérault, demeure perplexe face aux pratiques psychanalytiques employées par Giniès, qu’il qualifie de « consternantes » et « basées sur rien ».

La réaction à la vidéo de G. Milgram, alimentée par les témoignages de plusieurs patientes, a provoqué une onde de choc. Ces femmes ont dénoncé la nature inappropriée des questions posées par Giniès et ont adressé leurs doléances à l’Ordre sans pour autant déposer plainte. La situation a abouti à l’ouverture de deux instructions disciplinaires, l’une à l’encontre du Dr Giniès et l’autre visant le Dr Abossolo.

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Parallèlement, le CHU reste silencieux face aux questionnements, mentionnant simplement une « instruction en cours » concernant le Dr Abossolo. Cependant, l’incident a soulevé un débat plus large sur les frontières entre médecine et interventions alternatives, et soulève des questions cruciales sur la qualité et l’éthique des soins prodigués au sein des centres médicaux publics comme le CHU de Montpellier. Les conclusions de cette affaire pourraient ainsi influencer la manière dont les médecines alternatives sont perçues et encadrées dans le milieu hospitalier français.

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