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Trois piétons menacés au couteau par un SDF à Montpellier
Trois piétons ont connu la frayeur de leur vie, à Montpellier : ils ont été menacés au couteau par un SDF, le visage recouvert par un masque blanc. Il a fait ça « pour rire »!
Une condamnation avec sursis
Un SDF âgé de 28 ans a été condamné à neuf mois de prison avec sursis lundi 18 décembre 2023, par le tribunal correctionnel de Montpellier, pour avoir approché deux piétonnes le visage masqué et en brandissant un couteau « pour rire », dans le quartier de Port Marianne. Il a quitté libre le palais de justice, alors que le procureur de la République avait requis six mois de prison ferme.
Les faits
Il était jugé en comparution immédiate, après les faits survenus vendredi 15 décembre 2023 : dans une rue de Port Marianne, vers 18h, une jeune femme était accostée par un inconnu le visage recouvert d’un masque blanc et brandissant un couteau, mais sans passer à l’acte, avant de poursuivre son chemin et de menacer une autre femme route de la Mer, à la station Pablo Picasso, sur la ligne 3 de tramway. Sans aller plus loin une nouvelle fois.
Un témoin courageux
Un témoin de la scène, inquiet, volait à son secours pour faire fuir l’individu : mais l’inconnu masqué pointait son arme blanche dans sa direction, avant de lui courir après sur plus de cent mètres et de le menacer jusque dans un bar où, apeuré il s’était réfugié. L’agresseur masqué avait alors saisi une chaise et avait fait mine de la lancer sur le témoin et le patron du bar.
Interpellation agitée
Il parvenait à quitter les lieux et son signalement était diffusé à toutes les patrouilles de police. L’agresseur au couteau était finalement localisé vers 21h sur la place de la Comédie, où son interpellation était agitée : il se rebellait, portant des coups de pieds à un CRS et refusait ensuite de souffler dans l’éthylotest, au commissariat.
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Un acte « pour s’amuser »
À l’audience, lundi après-midi, le prévenu qui a retrouvé tout son calme, a répété sa version servie en garde à vue au commissariat central, ce week-end : ivre et sous stupéfiants, il avait fait tout ça pour s’amuser ! Comme dans des films d’horreur qui sont des comédies, ce qui n’a pas fait rire du tout le procureur : il a donc requis de la prison ferme estimant que « le prévenu était un danger public et qu’il aurait pu tuer le témoin pourchassé, miraculeusement indemne ».
Une plaidoirie pour un suivi psychologique
L’avocate du SDF qui vit dans une tente sur les berges du Lez, à Montpellier et qui consomme chaque jour douze joints de shit, de la cocaïne et beaucoup d’alcool, a plaidé que sa place n’était pas en prison et qu’il avait besoin d’un suivi psychologique. Elle a été entendue par les juges qui, en sus des neuf de prison avec sursis, ont prononcé une interdiction de détenir une arme durant cinq ans et de séjourner dans l’Hérault pendant trois ans.
Conclusion
Le SDF est donc reparti libre du tribunal accompagné de son père résidant dans le Var, où il a promis de purger son interdiction de séjour et de ne plus paraître ici. L’histoire ne dit pas s’ils ont enlevé la tente au bord du Lez.