Montrer les sections Cacher les sections
Un couvre-feu imposé aux mineurs de moins de 13 ans à Béziers
Depuis le lundi 22 avril et jusqu’au 30 septembre 2024, le maire de Béziers, Robert Ménard, a instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans trois quartiers de la ville. Cette mesure, établie par un arrêté municipal, interdit aux enfants de se trouver dans l’espace public entre 23 heures et 6 heures du matin, sauf s’ils sont accompagnés d’un adulte.
Une mesure pour lutter contre la délinquance juvénile
Ce couvre-feu vise à lutter contre la délinquance juvénile, qui est de plus en plus préoccupante selon le maire de Béziers. Il concerne trois secteurs spécifiques de la ville : le centre-ville, la cité de la Devèze et Grangette-Iranget, qui sont des quartiers prioritaires définis par l’État.
Des sanctions en cas de non-respect
À lire Hérault : les premières listes pour les municipales 2026 dévoilées à Montpellier
En cas de non-respect du couvre-feu, les mineurs seront interpellés par les forces de l’ordre et risquent d’être conduits au commissariat. De plus, leurs parents pourraient se voir infliger une amende. Pour le maire de Béziers, il s’agit avant tout de sensibiliser les enfants et leurs parents à l’importance de respecter cette mesure. Il estime qu’il n’est pas normal pour des jeunes enfants de traîner dans les rues tard le soir.
Une mesure qui fait débat
Ce n’est pas la première fois que le maire de Béziers prend une telle décision. En 2020, il avait déjà instauré un couvre-feu pour les mineurs, mais cette mesure avait été retoquée par le Conseil d’État. Il se murmure que des associations pourraient saisir à nouveau cette juridiction administrative suprême pour contester cette nouvelle décision.
Une décision qui pourrait inspirer d’autres villes
Cette initiative de Robert Ménard risque de faire des émules dans d’autres villes. Le maire de Nice, Christian Estrosi, envisage également de mettre en place un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés de moins de 13 ans, comme cela avait été fait en 2009. De son côté, le maire de Perpignan, Louis Alliot, observe attentivement la situation à Béziers et envisage de prendre une décision similaire si cela s’avère concluant.