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Tags outrageants et homophobes à Bessan
En octobre et décembre 2023, la commune de Bessan a été victime de tags outrageants envers les gendarmes et à caractère homophobe contre le maire Stéphane Pépin-Bonet. Ces actes ont suscité une vive émotion dans la commune.
Une enquête ouverte
Suite aux dépôts de plaintes, une enquête a été ouverte et confiée à la communauté de brigades de gendarmerie de Marseillan et Florensac. Les investigations ont privilégié la piste locale et ont notamment exploité les données de la téléphonie et de la vidéosurveillance. Malgré le fait que les auteurs étaient masqués, des indices matériels ont permis d’identifier deux résidents de Bessan âgés de 18 et 20 ans, connus pour leur toxicomanie.
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Interpellation et perquisitions
Le mercredi 10 janvier 2024, les deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Des perquisitions menées à leurs domiciles ont permis de découvrir des bombes de peinture et des vêtements correspondant aux auteurs des tags, filmés par les caméras de la Ville. L’un des suspects a nié son implication dans les faits, tandis que l’autre les a partiellement reconnus sans pouvoir expliquer le mobile de ces actes. Des produits stupéfiants ont également été retrouvés chez chacun d’eux, entraînant l’ouverture d’une autre enquête distincte.
Contrôle judiciaire en attendant le procès
Le jeudi 11 janvier 2024, les deux suspects ont été déférés au parquet de Béziers, puis devant le juge des libertés et de la détention. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant leur procès qui aura lieu le mercredi 20 mars 2024 au tribunal correctionnel de Béziers. Dans l’attente, ils ont l’interdiction de quitter leur domicile entre 20 heures et 6 heures du matin, de se fréquenter et d’entrer en relation avec les victimes, notamment le maire de la commune. Les chefs d’accusation retenus contre eux sont les outrages à personne dépositaire de l’autorité publique, la dégradation de biens destinés à l’utilité ou la décoration publique et le fait de commettre ces actes avec le visage dissimulé, ce qui peut leur valoir une peine maximale de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.
Le maire de Bessan se constitue partie civile
Le maire de Bessan devrait se constituer partie civile lors du procès pour défendre ses intérêts. L’affaire est suivie par le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland.