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Rencontre avec le président de la Chambre nationale des commissaires de justice
Benoit Santoire, président de la Chambre nationale des commissaires de justice (CNCJ), est en visite à Montpellier. Nous avons eu l’occasion de lui poser trois questions afin de faire un point sur la situation de la profession.
La profession de commissaire de justice
La profession de commissaire de justice est née le 1er juillet 2022 suite à la fusion des métiers d’huissier de justice et de commissaire-priseur judiciaire. Elle regroupe au total 3 700 officiers publics et ministériels répartis sur tout le territoire français. Ces professionnels sont régis par leur Ordre national et sont placés sous la tutelle du ministère de la Justice.
Le déplacement du président à Montpellier
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Nous avons demandé à Benoit Santoire les raisons de son déplacement à Montpellier et pourquoi il a choisi cette ville. Il nous explique qu’il a souhaité dès son élection en juin 2022, être proche de ses confrères et transparent dans ses actions. Il a ainsi entrepris un tour de France à la rencontre des commissaires de justice, en se rendant chaque mois dans une des 35 cours d’appel du pays, dont celle de Montpellier. Son objectif est de pouvoir échanger directement avec les commissaires de justice de cette cour d’appel, de discuter des actualités de la profession et de recueillir leurs attentes locales.
Le rôle du commissaire de justice
Nous avons également demandé à Benoit Santoire ce que le terme « commissaire de justice » apporte par rapport à l’ancien terme « huissier de justice » et si ces termes ne sont pas craints par les citoyens. Il nous explique que le commissaire de justice ne se résume pas à un simple changement de nom, mais à un rapprochement de deux anciens métiers pour former une seule profession. Les commissaires de justice sont présents sur tout le territoire français et sont au service de tous les justiciables. Ils assurent différentes missions telles que la signification des actes judiciaires, la mise en application des décisions de justice, les constats, le recouvrement amiable et judiciaire, etc. Benoit Santoire souligne que ces activités ne sont pas censées engendrer de la crainte, mais au contraire apporter sécurité, protection et expertise aux justiciables.
Restaurer la confiance et lever les préjugés
Benoit Santoire est fier d’avoir réussi à restaurer la confiance entre la profession de commissaire de justice et les justiciables, ainsi qu’avec les pouvoirs publics. Il explique que l’enjeu de cette nouvelle profession est de lever les préjugés du passé et de mettre en avant les compétences des commissaires de justice en matière de sécurité juridique, de constats et d’expertise en inventaire et vente. Il souligne que ces activités ne doivent pas engendrer de crainte, mais au contraire apporter satisfaction aux clients.
La formation des commissaires de justice
Nous avons également abordé la question de la formation des commissaires de justice. Benoit Santoire explique qu’avant la création de l’Institut national de formation du commissaire de justice en 2020, chaque profession avait son propre cursus de formation. Aujourd’hui, l’INCJ assure la formation pour tous les futurs commissaires de justice, avec un niveau d’études exigé de bac +5 et un examen d’entrée similaire à celui pour devenir avocat. Après deux ans de formation théorique et pratique, les étudiants doivent valider un examen d’aptitude. Benoit Santoire souligne que l’objectif est de garantir un service performant aux justiciables, que ce soit au niveau des titulaires de la profession ou des salariés.
Ces déplacements dans les cours d’appel et notamment à Montpellier permettent à Benoit Santoire de constater que la profession de commissaire de justice a de beaux jours devant elle.