Alerte à la bombe dans les aéroports de l’Hérault : une organisation nationale secrète derrière les fausses alertes ? Découvrez les détails choquants !

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Par LocMontpellier

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Alertes à la bombe dans les aéroports de Montpellier et de Béziers Cap d’Agde

Ce jeudi matin, de fausses alertes à la bombe ont perturbé l’activité des aéroports de Montpellier et de Béziers Cap d’Agde. Policiers et gendarmes traquent les imposteurs.

Fausses alertes un peu partout sur le territoire

De fausses alertes un peu partout sur le territoire

Un message est tombé, ce jeudi matin, sur une boîte mail de l’aéroport de Montpellier-Méditerranée, sur le site de Fréjorgues, dans la commune de Mauguio, signalant qu’une bombe avait été déposée et activée, et que son explosion était imminente. La même alerte a été reçu par la direction de l’aéroport de Béziers-Cap d’Agde, commune de Portiragnes, deux aéroports jusqu’alors épargné par les fausses alertes, une vingtaine depuis ces derniers jours, un peu partout sur le territoire, dont Toulouse et Carcassonne en Occitanie.

Intervention des forces de l’ordre

« Comme toujours dans pareil cas, tout est pris au sérieux, d’autant plus que le plan Urgence Attentat, le plus haut niveau de Vigipirate est opérationnel en raison de la guerre Israël-Hamas et l’assassinat terroriste du professeur d’Arras et les règles protocolaires appliquées dans ces cas-là sont immédiatement mises en oeuvre : intervention des forces de l’ordre, policiers nationaux ou gendarmes territorialement compétents, évacuation de toutes les personnes présentes sur ces zones, installation d’un large périmètre de sécurité, jusqu’à l’interdiction d’accéder aux parkings, les sapeurs-pompiers du Sdis et une équipe médicale sont mobilisés », expliquent deux sources bien informées à Métropolitain. C’est le préfet du département qui gère et supervise ces interventions.

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Démineurs engagés

Les démineurs de la Sécurité civile de l’Hérault basés à Montpellier -ils interviennent aussi dans le Gard, l’Aude et les Pyrénées-Orientales-, sont engagés et procèdent aux minutieuses recherches, recoin par recoin, quelquefois avec des chiens renifleurs anti-explosif, qui s’avèrent longues sur un aéroport, avant d’établir une levée de doute, environ dans les trois heures, synonyme de reprise du fonctionnement normal. Comme ce fut le cas récemment encore en gare SNCF Saint-Roch, à Montpellier.

Enquêtes en cours

Reste que les investigations s’annoncent laborieuses, car, si les services spécialisés de lutte contre la cybercriminalité de la police et de la gendarmerie, avec l’appui des services numériques, dont un pointu est basé à la police nationale à Paris, les services du Renseignement et le Renseignement territorial, disposent en général des adresses e-mails et des IP, remonter jusqu’à eux formellement est très compliqué, avec des embûches sont à surmonter en naviguant sur les réseaux sociaux : en effet, les auteurs qui pourraient constituer une unique organisation sans doute basée à l’étranger, avec des complices en France, brouillent les pistes. « C’est du travail de professionnel, il n’y pas de doute » assure une des sources policières, évoquant une traque qui s’annonce longue.

Mobile des imposteurs

Reste à déterminer le mobile qui guide ces imposteurs qui agissent dans l’ombre et qui aggravent une psychose déjà installée en raison d’actes terroristes. Sont-ils armés par un ou des groupes politiques, par des extrémistes de gauche ou de droite, des ultras, des groupuscules attisant la haine, ou autres, comme des fanatiques religieux ? Mystère. En tout cas, le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, selon l’article 322-14 du Code pénal. La peine encourue est la même si elle est « de nature à provoquer l’intervention inutile des secours ». Dans le cas où la fausse alerte à la bombe ou la menace d’un attentat est émise avec « l’ordre de remplir une condition », l’auteur risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Voilà qui devrait être dissuasif.

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