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Alain Barbe, président du Grand Pic Saint-Loup, veut parler de l’eau
Avant notre déjeuner fixé le 3 septembre 2024, Alain Barbe, président du Grand Pic Saint-Loup, la Communauté de communes aux 36 villages, m’appelle pour évoquer un sujet qui lui tient à cœur : l’eau. Il souhaite me parler de l’actualité forte de passage de la DSP (Délégation de Service public) vers un système de régie, une décision prise avec les élus qui aura un impact direct sur la vie des gens.
Interview avec Alain Barbe
Alain Barbe commence par me taquiner sur le choix d’évoquer l’eau plutôt que le vin, étant donné son étiquette « Grand Pic Saint-Loup » et la saison des vendanges. Il m’assure pourtant que parler de l’eau nous conduira indirectement à parler du vin. Il me réserve même l’exclusivité d’une interview sur les actions en faveur de la ressource en eau, avant la publication du dossier spécial dans leur revue communautaire en novembre.
Nous abordons ensuite le sujet de l’eau potable, qui coule directement depuis le robinet dans chaque maison en France en 2024. Mais pour combien de temps encore ? Alain Barbe souligne l’appauvrissement significatif de la ressource en eau et l’importance d’informer et d’alerter sur ce problème. Il explique que même à l’échelle de leur territoire, ce n’est pas encore considéré comme un problème, mais plutôt comme une préoccupation à moyen ou long terme.
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Il met en évidence la complexité du sujet de l’eau, à la fois visible et invisible. Les arrêtés l’été et les messages de prévention témoignent de la raréfaction de la ressource, mais quand on ouvre le robinet, l’eau coule encore. Il souligne que la question se pose de savoir qui dispose de l’eau, qui en manque et comment la ressource est partagée, car l’eau est un bien commun.
« Notre ambition : définir une stratégie globale d’exploitation de l’eau potable, de l’assainissement et de l’eau brute »
Alain Barbe aborde ensuite la décision prise de passer d’une délégation à une régie intercommunale pour l’approvisionnement en eau potable. Il explique que cette décision, bien que facultative, est une manière d’assumer la responsabilité de gérer la ressource en eau. Il assure que les tarifs resteront les mêmes pour les 39 communes concernées par ce changement.
Il souligne également les opportunités offertes par cette transition vers une régie. Il évoque la gestion de l’eau potable, la question des pertes d’eau et la nécessité de préserver la ressource en eau. Il mentionne les coûts élevés des forages et du traitement de l’eau, ainsi que la nécessité de distinguer l’eau potable de l’eau « brute ». Il insiste sur l’importance de sensibiliser, d’optimiser, de gérer, d’économiser, de responsabiliser et d’investir pour assurer une gestion durable de l’eau.
Il conclut en soulignant que l’eau est étroitement liée au vin, car l’eau constitue une grande partie du volume d’un verre de vin. Il rappelle que l’arrosage des vignes contribue à l’économie locale et à l’œnotourisme, et que la gestion de l’eau permet de préserver cette ressource et de remplir nos verres comme on le souhaite.