À Montpellier, la régulation des locations touristiques sur Airbnb suscite de plus en plus d’inquiétudes, mettant en lumière un paradoxe économique complexe. Bien que les mesures mises en place aient effectivement réduit les fraudes à la taxe de séjour, elles sont perçues par beaucoup comme une pénalisation injuste. En limitant la durée de location à 120 jours par an, la ville espère endiguer la spéculation immobilière, mais bon nombre de bailleurs expriment leur mécontentement face à un environnement de plus en plus restrictif. Ces politiques, qui devraient prochainement devenir encore plus sévères avec la prochaine « loi Le Meur », pourraient, selon certains, non seulement réduire l’attraction touristique de la ville mais également impacter ses revenus économiques.
À Montpellier, la régulation des locations touristiques sur Airbnb et autres plateformes soulève des préoccupations majeures. Bien que l’objectif initial de ces mesures soit de contrôler le marché immobilier saturé et de réduire les fraudes, il en résulte pour beaucoup une diminution notable du nombre de visiteurs et conséquemment, une baisse des revenus. Ces décisions politiques ont suscité un débat passionné parmi les propriétaires, les commerçants ainsi que les responsables de la ville.
Les mesures restrictives introduites en 2021, visent à encadrer les locations saisonnières pour lutter contre les abus sur le marché. Montpellier, à l’instar de nombreuses grandes villes de France, a imposé l’ enregistrement obligatoire des logements loués sur Airbnb. De plus, la durée de location est limitée à 120 jours par an, sous peine d’amende. Pour beaucoup de bailleurs, ces contraintes administratives s’avèrent fastidieuses et démotivantes.
Des propriétaires comme Kamal et Kevin Coulm, qui louent à Montpellier, considèrent ces restrictions comme « catastrophiques ». Kevin, par exemple, espérait utiliser un local commercial à des fins de location touristique rentable. Toutefois, il constate que cet encadrement n’apporte pas de solutions à la pénurie de logements dont souffre la ville.
Mathieu Colombier, quant à lui, reconnaît l’utilité d’un contrôle accru pour éviter les abus comme ceux observés à la naissance d’Airbnb. Cependant, il critique la limitation pure et simple du nombre de jours de location, qu’il trouve inappropriée. Selon lui, cette mesure ignore le fait que la majorité des logements concernés sont des résidences principales, et leurs propriétaires ne les mettraient jamais en location longue durée.
L’ambition de la Métropole d’introduire de nouvelles régulations basées sur la « loi Le Meur » de novembre 2024 inquiète encore plus les parties prenantes. Une diminution du nombre de jours de location autorisés à 90 jours pour les résidences principales est notamment envisagée. Mathieu anticipe que cette réduction n’apportera que moins de ressources financières, affectant non seulement les bailleurs, mais aussi toute l’économie locale, des commerces aux restaurants.
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Les revenus issus de la taxe de séjour illustrent cette inquiétude. Pour l’année 2024, les plateformes de location de meublés touristiques ont généré 1,76 million d’euros, contribuant significativement au budget municipal. Même si la direction des finances de la Métropole assure que les retards de paiement des plateformes ne sont pas aussi conséquents que parfois rapportés, une diminution du nombre de touristes nuirait au développement économique de la ville.
En parallèle, d’autres enjeux préoccupent la région comme le problème de la sécheresse et les restrictions d’eau à venir (plus d’informations ici), ainsi que les discussions sur le taux de la BCE qui affecte les investisseurs et primo-locataires (en savoir plus). Par conséquent, ces régulations sur les locations Airbnb semblent encore plus alarmantes aux yeux de ceux qui envisagent l’avenir économique de Montpellier.