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Une avancée dans l’enquête sur l’agression lesbophobe à Montpellier
Une jeune montpelliéraine avait dénoncé sur les réseaux sociaux avoir été victime d’une violente agression lesbophobe lors de la Fête des Fanfares, le 1er juin. Selon une source proche de l’enquête, trois suspects ont été identifiés et interpellés par les policiers du Service local de police judiciaire (Slpj) du commissariat central, tandis qu’un quatrième est en fuite et recherché.
Différentes versions des faits
En garde à vue, le trio aurait admis avoir été présent dans le quartier des Beaux Arts-Boutonnet le soir des faits, mais seul l’un d’eux aurait reconnu avoir porté des coups à la jeune femme, tout en niant que son geste était lié à un acte lesbophobe. Un autre aurait affirmé être resté passif, tandis que le troisième aurait expliqué avoir voulu intervenir pour séparer les personnes impliquées dans la dispute.
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Comparution immédiate
Les trois suspects seront déférés au parquet de Montpellier pour être jugés à l’audience de comparution immédiate au tribunal correctionnel, le vendredi 28 juin 2024 à 13h30. Leur identification a été possible grâce à l’exploitation des bandes de vidéo-protection de la Ville de Montpellier.
Retentissement national de l’affaire
Cette affaire a suscité une grande indignation à l’échelle nationale après que la victime ait partagé son histoire sur les réseaux sociaux. Dans un post sur Instagram, elle avait dévoilé son visage tuméfié et raconté comment cinq hommes l’avaient agressée, sans réaction de la police. Elle avait ensuite précisé dans une vidéo que l’agression était motivée par son orientation sexuelle.
Enquête interne
Suite aux accusations de la victime, le parquet de Montpellier a lancé une enquête interne menée par la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de l’Hérault. Cette enquête vise notamment à interroger le policier qui aurait refusé d’enregistrer la plainte de la victime. Les conclusions de cette enquête n’ont pas encore été communiquées.